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À la fois si simple et pourtant compliquée : une solution qui pourrait régler le problème que suscitent les accommodements liés à une religion. Il suffirait d’une volonté ferme de la part de nos dirigeants. Depuis deux mois, avec des personnes du Collectif citoyen pour l’Égalité et la laïcité qui se dévouent pour la cause d’une charte de la laïcité, nous avons visité des députés de la Mauricie, de la Beauce, de Montréal et autres pour présenter notre point de vue sur l’urgence d’une charte de la laïcité, et nous avons fait valoir les raisons justifiant cette demande. Le parti québécois est ouvert et semble en voir la nécessité. Les autres partis semblent patiner, hésitent, voir même ont peur que cela affecte le multiculturalisme et l’orientation donnée par le rapport Bouchard-Taylor. Au provincial il suffirait d’avoir une charte de la laïcité, pour régler -le problème des accommodements religieux-. Nous voulons qu’une charte de la laïcité soit conçue de façon responsable avec des balises claires et nettes sur l’orientation à donner.
Un autre problème est qu’il y a contradiction entre la Charte québécoise et la Constitution canadienne car cette dernière donne la préséance à Dieu et aux religions. Au fédéral, pour régler le problème des accommodements, il suffirait d’enlever le préambule de la Constitution canadienne en lequel il est écrit : « Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et la primauté du droit » ; (et ce Préambule doit servir à interpréter les autres articles de la charte, notamment l’article 2 qui consacre « la liberté de conscience et de religion ».)
J’ai décidé d’aller voir un député libéral, explicitement pour lui demander s’il accepterait de faire quelque chose au fédéral, en vue d’enlever ce préambule qui divise le Québec et le Canada… J’ai choisi Justin Trudeau, député de Papineau, d’une part parce que je pensais qu’étant jeune il serait sans doute ouvert d’esprit….et d’autre part, me disant que son père ne voulait pas ce préambule. En effet, la charte rédigée en juin 1980 ne devait pas avoir de préambule : C’est dans la version d’avril 1981 qu’on l’a ajouté. Pierre Eliott Trudeau ne voulait pas de référence à Dieu dans la Charte. Mais pour que les provinces de l’Ouest, en particulier le Manitoba, signent la charte, et aussi par des pressions relevant des religieux et des Conservateurs, il dut se plier. En 1999, le député Svend Robinson, du Nouveau Parti démocratique, a proposé à la Chambre des communes du Canada que la mention de Dieu soit retirée du préambule, mais il n’eut pas gain de cause.
Quelle ne fut pas ma surprise ! Non seulement on avait l’impression que M. Justin Trudeau ne voulait pas nous écouter parler, (j’avais demandé à Mme Marie-Michelle Poisson, présidente du mouvement laïc québécois de m’accompagner, ainsi que Mme Diane Guilbault, auteure de « Démocratie et égalité des sexes. ») ce fut un non catégorique, nous disant que lui il est croyant, qu’il a besoin de Dieu, que sans les religions on ne peut avoir des valeurs etc…. J’aurais voulu lui dire : « M.Trudeau, cela ne vous empêche nullement de croire en Dieu et de pratiquer votre religion, laïc ne veut pas dire athée, et tous, athées, croyants, agnostiques, nous avons tous des valeurs, notre identité est avant tout d’être citoyen, citoyenne, et ensembles citoyens et citoyennes, bien sûre que nous avons et que nous voulons vivre des valeurs humanitaires et universelles, telle que la paix, le partage, l’amour etc….. La religion n’est pas une valeur, elle est une Institution des hommes. La religion et la spiritualité sont deux choses différentes….. Mais l’heure était là, il se devait d’aller ailleurs… En sortant j’ai osé lui dire : « M.Trudeau, avant de maintenir un non aussi catégorique, je vous demande de vous informer..et consulter… » Il ne serait pas normal qu’un parti doive endosser les convictions religieuses personnelles d’un député. Il a eu la générosité de nous dire que nous pouvons retourner le voir individuellement ou ensemble.
Le problème c’est que la province de Québec a une charte des droits et libertés de la personne en harmonie avec le Code civil. Le Canada a sa charte nommée Charte canadienne de droits et libertés, dont le préambule est que Dieu est l’être suprême. On ne peut alors que respecter les croyances religieuses. Les deux chartes sont en conflit. On peut avoir gain de cause en cour au Québec, mais ensuite la partie adverse va s’adresser au fédéral et pourra gagner sa cause par la charte canadienne qui a priorité sur la charte provinciale : elle abroge la charte québécoise en invoquant toutes sortes de clauses dérogatoires. Alors pourquoi s’obstiner a maintenir ce constat déplorable ? Ne serait-il pas simple d’enlever ce préambule qui divise, est-ce si compliqué ? si oui, pourquoi ? À mon avis, il suffirait de -vouloir- mais….les dirigeants de quelque parti que ce soit, sont-ils prêts a s’unir pour une même cause visant à régler un problème qui de jour en jour va en s’amplifiant parce que contrairement au passé, des nouvelles religions s’ajoutent à celles déjà existantes. On ne peut rester assis sur son passé et maintenir un présent au détriment d’un futur meilleur que l’on veut bâtir.
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Quelle absurdité ! Que Monsieur le ministre de la Famille Tony Tomassi (qui a heureusement fait volte-face) a cru avoir fait une bonne chose en appuyant l’enseignement des religions à la garderie, est d’une inconscience et ignorance inconcevables!
Une solide éducation de nos jeunes devrait être à la base d’une échelle de valeurs humanitaires et universelles, et ce, dans toutes les écoles et dès le primaire. Les niveaux du secondaire et du CÉGEP, les universités devraient enseigner une philosophie de l’ouverture, de la réflexion et de la prise éclairée de décision. Il est primordial d’enseigner aux jeunes que le doute et l’interrogation personnelle sont légitimes et nécessaires, et qu’il n’existe pas de réponse toute faite. Je trouve même inutile de leur enseigner l’histoire des religions, car ce serait leur donner de l’importance. Pourquoi ne pas privilégier des cours d’éthique et faire confiance à leur intelligence pour l’implantation des valeurs humanitaires et universelles que nous voulons pour la société de demain?
Tous les enfants devraient avoir accès aux avantages découlant de la culture majoritaire et cela, chez nous comme ailleurs dans le monde. Ce n’est pas en les forçant à joindre les rangs d’un groupe religieux et à en adopter les rites et les croyances, souvent absurdes, que nous les aiderons à devenir des individus forts et équilibrés, capables à l’âge adulte de choisir leurs priorités et leur propre ligne d’évolution. Le libre choix supplante, en terme de valeur, l’imposition d’un mode de vie et de pensée par des croyants fanatiques (soutenus par l’État).
Et puisque nous nous sommes dotés d’un système d’enseignement laïc, aucun accommodement ne devrait être possible pour quiconque dans nos écoles.
En tant que principale ressource communautaire, l’école, par sa capacité d’atteindre tous les parents, se doit de participer aux importantes transformations sociales. Participer ne doit cependant pas signifier « reculer » et aucune concession sur le terrain gagné ne devrait être consentie par, soi disant, respect des valeurs religieuses des multiples confessions existantes. Aller de l’avant permettra aux générations futures de vivre des bénéfices d’un investissement intelligent dans l’éducation. Ainsi, hommes et femmes de demain verront peut-être moins de désastres sociaux.
Devant la variété des croyances, le contenu actuel des programmes scolaires ne répond plus aux exigences de notre époque et, pour tous les éducateurs, l’heure est venue de réviser avec honnêteté le système d’enseignement.
LAÏCITÉ
La charte de la laïcité m’apparaît comme la solution idéale.
On a depuis toujours invoqué le droit des enfants pour justifier l’appartenance à un groupe religieux. En réalité, ce droit n’a rien à voir avec l’imposition de la religion par les parents. Nous savons que les enfants et les adolescents n’ont pas la maturité nécessaire pour faire des choix raisonnables. Ce sont les parents qui choisissent pour eux et faire reposer sur leurs droits les désirs conformistes des éducateurs n’est que pure manipulation. S’il est une chose que les enfants ont le droit de savoir, c’est que la véritable spiritualité a été supplantée par les doctrines et les dogmes religieux.
Tous les extrémistes religieux du monde tirent avantage de l’affirmation trop répandue que l’abandon de la religion est responsable de la décadence de l’humanité. Ces derniers peuvent ainsi faire régner la terreur en justifiant leurs actes par leur fanatisme et, selon le camp choisi, le terrorisme des uns devient l’héroïsme des autres.
L’enseignement des valeurs humaines devrait être diffusé à l’échelle mondiale, car seules ces valeurs ont la capacité d’unir les peuples, contrairement aux idéologies religieuses qui divisent les nations en groupes extrémistes.
Selon moi, l’accommodement le plus raisonnable auquel je puisse penser se situe dans la laïcisation du domaine public et dans l’abolition pure et simple de toutes les religions, pour faire place à une recherche commune plus philosophique et spirituelle. L’humanité, libérée de l’emprise religieuse, pourrait peut-être enfin répondre au seul appel qui vaille: le désir de bien vivre sa vie.
Soyons assez responsables pour ne pas être complices du maintien des religions rétrogrades qui empêche l’évolution de la société.
Andréa Richard
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Dans La Presse de ce matin le 21 novembre, Monsieur Denis Lessard, journaliste, rapporte ces propos de Mme Pauline Marois, par rapport aux religions.
«les accommodements, quand ils sont déraisonnables, doivent être interdits.” Ceci laisserait entendre qu’il y a des accommodements raisonnables ?
Il est temps qu’on prenne conscience que des accommodements au nom d’une religion, c’est toujours déraisonnables et irresponsables, et voici pourquoi: Aujourd’hui nous savons que toutes les religions ont à la base, des doctrines erronées et des dogmes mensongers. Accorder des accommodements au nom d’une religion c’est donc se rendre complice du culte du faux. Est-ce cela que nous voulons léguer à nos enfants et petits-enfants ? Il est temps que l’on dise -NON- Ici au Québec, ici au Canada, il n’y aura plus d’accommodements accordés au nom d’une religion. L’État est laïc.
Est-ce si difficile a comprendre? La religion et la spiritualité ce sont deux choses différentes. Les religions véhiculent une spiritualité de la mort, victimes, martyrs, sacrifices, suicides au nom d’Allah, et j’en passe… La mort pour un Ciel.
Ce que nous voulons comme enseignement pour nos enfants, c’est une spiritualité de la Vie pour la vie sur terre, a embellir dans le Présent, par l’éthique, une morale, des valeurs humanitaires, bref, un savoir être et un savoir faire, pour le bonheur de l’individu, de la famille et de la société. Ce sera bien plus prometteur pour un avenir de paix, que d’attacher de l’importance aux religions archaïques en les accommodant, alors qu’en fait on devrait les dénoncer….
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Demander une charte de la laïcité c’est faire appel à la conscience individuelle et collective. L’adoption d’une charte québécoise de la laïcité me semble impérative. Établissant, une fois pour toutes, l’unité et l’égalité des citoyens, cette charte empêcherait le cautionnement des religions, mettrait fin à la discrimination et aux affrontements inutiles. Le favoritisme, supposé ou réel, envers les adeptes de l’une ou de l’autre de ces religions serait aboli et un vent d’espoir pourrait enfin souffler sur l’avenir.
L’erreur des religions c’est d’avoir coulé dans le ciment ses doctrines et ses dogmes non prouvés, ni même prouvables, qui relèvent de l’époque moyenâgeuse dont nous ne sommes pas libérés. Ce qui est important ce n’est pas de conserver à tout prix les religions du passé – mais c’est d’évoluer vers une prise de conscience libératrice, et admettre que personne ne possède une vérité sur l’existence de Dieu. Les religions endoctrinent, règnent et contrôlent. Il serait donc logique de cheminer vers l’ère de l’agnosticisme, plutôt que d’imposer ou d’exposer aux jeunes de demain des croyances désuètes et rétrogrades.
Nous sommes devant une responsabilité morale et sociale, souvenons-nous que les religions divisent et que la laïcité unit!
À l’instar de toutes les personnes qui croit que la laïcité est la voie de l’avenir, je demande aux ministres de la Culture et de l’Éducation, ainsi qu’à tous les détenteurs de pouvoirs, de se pencher sur cette question fondamentale et d’en faire une priorité.
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Prononcé par Andréa Richard, à la conférence de Presse du 21 mai 2009)
Demander une charte de la laïcité c’est faire appel à la conscience individuelle et collective.
L’adoption d’une charte québécoise de la laïcité.(point.-non ouverte car ouverte veut dire pas pour tous) me semble impérative. Établissant, une fois pour toutes, l’unité et l’égalité des citoyens, cette charte empêcherait le cautionnement des religions, mettrait fin à la discrimination et aux affrontements inutiles. Le favoritisme, supposé ou réel, envers les adeptes de l’une ou de l’autre de ces religions serait aboli et un vent d’espoir pourrait enfin souffler sur l’avenir.
Il est plus que légitime que la société attende davantage de ses dirigeants. Les jeunes sont en droit d’exiger plus de vérité. Les générations futures méritent un gouvernement plus responsable, capable de décisions impartiales, sans que les hiérarchies religieuses soient parties prenantes.
L’enseignement des religions et/ou de leur histoire, dans un Québec qui a déjà affirmé sa laïcité par un amendement constitutionnel, relève d’un illogisme traduisant la mollesse des instances gouvernementales et leur incapacité à prendre des positions fermes et définitives. L’enseignement de l’éthique et le respect des valeurs universelles et humanitaires ouvriront aux jeunes une voie mieux définie vers l’équilibre et la sagesse.
L’erreur des religions c’est d’avoir coulé dans le ciment ses doctrines et ses dogmes non prouvés, ni même prouvables, qui relèvent de l’époque moyenâgeuse dont nous ne sommes pas libérés. Ce qui est important ce n’est pas de conserver à tout prix les religions du passé – mais c’est d’évoluer vers une prise de conscience libératrice, et admettre que personne ne possède une vérité sur l’existence de Dieu. Les religions endoctrinent, règnent et contrôlent. Il serait donc logique de cheminer vers l’ère de l’agnosticisme, plutôt que d’imposer ou d’exposer aux jeunes de demain des croyances désuètes et rétrogrades.
Nous sommes devant une responsabilité morale et sociale, souvenons-nous que les religions divisent et que la laïcité unit!
À l’instar de toutes les personnes qui croit que la laïcité est la voie de l’avenir, je demande aux ministres de la Culture et de l’Éducation, ainsi qu’à tous les détenteurs de pouvoirs, de se pencher sur cette question fondamentale et d’en faire une priorité.
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À QUAND UNE ÉGLISE AUTOCÉPHALE ?
Face au “cancer” du Vatican, dont fait mention M.Gérard Laverdure en le journal Le Devoir du 11mars, je me demande: À quand une Église autocéphale canadienne ou québécoise, séparée de l’autorité du Vatican ? Déjà en 2004, dans mon livre Au-delà de la religion (dont une troisième édition vient de paraître aux Éditions Septentrion,) je faisais appel aux évêques afin qu’il se séparent du Vatican. L’Église vit une crise majeure de crédibilité. La décision de l’excommunication des médecins ayant pratiqué l’avortement libérant une fillette violée mets mal à l’aise bien des évêques…
L’Évolution souhaitée par les fidèles a peu de chances d’être amorcée. Pour ceux qui choisiraient le maintien et non l’abolition de son institution, une Église autocéphale et laïque pourrait être une solution.
En cette crise déchirante qui divise les catholiques dans la plupart des pays industrialisés, qui seront les vainqueurs ? les conservateurs qui veulent demeurer fidèles au pape, ou les avant-gardistes de gauche ? Il s’agit bel et bien d’un conflit guerrier dont l’importance sera niée par ses instigateurs, et qui demeurera imperceptible pour la majorité des fidèles.
Les directives des dernières années provenant du Vatican transforment l’autorité des évêques en contre-pouvoir. Leurs responsabilités locales en souffrent et leur action s’en trouve paralysée, contrebalancée en permanence par le constant rappel à l’ordre de la Curie romaine. L’obéissance servile n’a rien d’une vertu. J’invite donc nos évêques a couper le cordon ombilical et a se séparer de l’autorité papale pour retrouver leur liberté de paroles et d’actions.
Andréa Richard
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