Une commission va tenir des audiences sur le débat qui dure depuis trois ans, celui des accommodements dits raisonnables, en lien avec la (ou les) religion(s).
Le véritable problème réside dans une petite phrase du préambule de la Charte Canadienne des droits et libertés : « Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et Sa primauté en droit. » Voilà qui donne aux religions la priorité dans un pays qui se veut pourtant laïc.
Cette simple petite phrase donne aussi licence pour accommoder des religions dont les dieux diffèrent de celui des chrétiens et dont les lois sont contraires à nos valeurs. On évoque un ou des dieux que personne n’a jamais vus ni connus et qui, selon les recherches historiques, scientifiques et archéologiques des dernières années, n’auraient même jamais existé. Si ce constat s’avérait véridique (si tant est qu’il soit possible de valider l’existence ou l’inexistence d’un ou de plusieurs dieux), les générations à venir pourraient qualifier d’idiotie ce préambule de notre charte. Il faudrait vraiment supprimer ce préambule, ces quelques mots à la source de conflits majeurs et de divisions au cœur de la société canadienne.
La loi 94, si elle est appliquée, ne sera qu’un palliatif. Une charte de la laïcité serait plus adéquate, même si elle aussi rencontrera le problème du préambule de la charte.
La société de demain sera laïque ou théocratique – c’est-à-dire religieuse – et dans ce dernier cas, des guerres seront inévitables.
Andréa Richard, membre de l’UNEQ
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Prononcé par Andréa Richard, à la conférence de Presse du 21 mai 2009)
Demander une charte de la laïcité c’est faire appel à la conscience individuelle et collective.
L’adoption d’une charte québécoise de la laïcité.(point.-non ouverte car ouverte veut dire pas pour tous) me semble impérative. Établissant, une fois pour toutes, l’unité et l’égalité des citoyens, cette charte empêcherait le cautionnement des religions, mettrait fin à la discrimination et aux affrontements inutiles. Le favoritisme, supposé ou réel, envers les adeptes de l’une ou de l’autre de ces religions serait aboli et un vent d’espoir pourrait enfin souffler sur l’avenir.
Il est plus que légitime que la société attende davantage de ses dirigeants. Les jeunes sont en droit d’exiger plus de vérité. Les générations futures méritent un gouvernement plus responsable, capable de décisions impartiales, sans que les hiérarchies religieuses soient parties prenantes.
L’enseignement des religions et/ou de leur histoire, dans un Québec qui a déjà affirmé sa laïcité par un amendement constitutionnel, relève d’un illogisme traduisant la mollesse des instances gouvernementales et leur incapacité à prendre des positions fermes et définitives. L’enseignement de l’éthique et le respect des valeurs universelles et humanitaires ouvriront aux jeunes une voie mieux définie vers l’équilibre et la sagesse.
L’erreur des religions c’est d’avoir coulé dans le ciment ses doctrines et ses dogmes non prouvés, ni même prouvables, qui relèvent de l’époque moyenâgeuse dont nous ne sommes pas libérés. Ce qui est important ce n’est pas de conserver à tout prix les religions du passé – mais c’est d’évoluer vers une prise de conscience libératrice, et admettre que personne ne possède une vérité sur l’existence de Dieu. Les religions endoctrinent, règnent et contrôlent. Il serait donc logique de cheminer vers l’ère de l’agnosticisme, plutôt que d’imposer ou d’exposer aux jeunes de demain des croyances désuètes et rétrogrades.
Nous sommes devant une responsabilité morale et sociale, souvenons-nous que les religions divisent et que la laïcité unit!
À l’instar de toutes les personnes qui croit que la laïcité est la voie de l’avenir, je demande aux ministres de la Culture et de l’Éducation, ainsi qu’à tous les détenteurs de pouvoirs, de se pencher sur cette question fondamentale et d’en faire une priorité.
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