Retourner au menu BLG Accédez à l'ensemble de la blogosphère de blogauteurs.net Accédez à notre revue de presse Visitez le Square littéraire de nos auteurs Accédez directement à notre boutique en ligne

J’ai lu dans le Devoir d’aujourd’hui que : … dans l’espoir d’éviter des tensions et de prévenir tout dérapage, Québec mettra sur pied une ligne 1-800 pour aider les commerçants, fonctionnaires, enseignants et autres ” décideurs ” à traiter les demandes d’accommodements raisonnables. ” À ce qu’on prétend, ce serait du ” cas par cas “. Selon moi, il s’agit là d’un arbitrage équivoque qui va générer encore plus de tensions et plusieurs ne tarderont pas à crier à l’injustice

Ce rapport truffé de contradictions, dont il ressort surtout qu’on veut à tout prix sauver la chèvre et le chou, est un beau feu de paille, selon moi, et la ligne 1-800-accommodements devrait suffire à l’éteindre

On montre la porte avant à la religion catholique pour ouvrir bien grande celle de derrière au culte musulman. Exemple: retirer le crucifix des institutions scolaires pour y installer les tapis de prière dans des locaux réservés. Ou encore revendiquer la laïcité d’une part et accepter que les enseignants portent sur eux des symboles religieux d’autre part. Rien de bien cohérent, encore une fois

Il faut bien le dire, la commission Bouchard-Taylor avait les mains liées. Elle devait s’en tenir à la Charte des droits et libertés de la Constitution canadienne. Mais pourquoi ne pourrions-nous changer ce que P.E. Trudeau a établi? S’il en est ainsi, je ne peux qu’abonder dans le sens de madame Marois qui préconise l’établissement d’une constitution et d’une charte de la laïcité québécoise

À mon humble avis, les tensions seraient plus facilement évitées si on avait des normes toutes simples à respecter, des règles simples à suivre et des balises simples, le tout s’appliquant à toutes les confessions religieuses, sans aucun accommodement. Croire en Dieu, vivre sa spiritualité ne signifient pas pratiquer une religion. Religion égale endoctrinement

Les consultants rejoints sur la ligne 1-800 n’auront certes pas la tâche facile: ils devront, dans le respect de la politique du cas par cas, faire la différence entre ce qui est raisonnable et ce qui ne l’est pas. Mission impossible, d’après moi. Car, dans des circonstances similaires, on pourra dire oui à un cas de Hull et non à un cas de Québec. Retour, donc, à la case départ: frustration et confusion.

Je crois que, majoritairement, les Québécois ont demandé une charte de la laïcité comportant des consignes claires. Ne serait-ce pas la solution la plus ” raisonnable ”

Par ailleurs, Radio-Canada rapporte, également aujourd’hui, que la communauté juive hassidique d’Outremont, à Montréal, se trouve en situation illégale depuis 25 ans. À titre d’exemple, faisant fi des règlements de zonage et d’urbanisme, cette communauté (qui représente actuellement 17% de la population de l’arrondissement et dont le taux de natalité laisse prévoir que ce pourcentage grimpera à 35% d’ici 2030) y a implanté des synagogues et un dortoir sans aucun permis

Ce qui porte à croire que, dans dix ans, le Québec regrettera de n’avoir pas pris de mesures plus claires en regard des accommodements raisonnables. L’exemple d’Outremont (qui se mord maintenant les doigts de n’avoir pas réglementer il y a un quart de siècle), coïncidant avec le rapport de la commission Bouchard-Taylor, devrait servir à notre gouvernement.

Andréa Richard, auteure

Le rapport Bouchard-Taylor : un autre feu de paille

Partager et découvrir :
  • Digg
  • del.icio.us
  • Blogasty
  • BlogMemes Fr
  • Bruxello
  • BuzzBuzz
  • Nuouz
  • Reddit France
  • Scoopeo
  • Tapemoi

Comments Un commentaire »

UN APPEL À LA CONSCIENCE

 

En ce mois de mai, la commission Bouchard-Taylor remettra son rapport au gouvernement Charest.

Après des centaines de témoignages, force nous est de constater que les immigrants ne sont pas le problème, non, le problème, encore et toujours, c’est la religion. Ne réclame-t-on pas des accommodements (dans la presque totalité des cas) en fonction des exigences d’une religion?

Le début de ce millénaire est marqué par une grande soif de transparence; une lucidité plus accrue donne lieu à une intense recherche de vérité. La conscience individuelle et collective se réveille mais elle est encore bien fragile. Accommoder selon des arguments religieux, donc cautionner les religions en sachant que, toutes, reposent sur des doctrines et des dogmes erronés serait irresponsable et destructeur de la part du gouvernement. La société est en droit d’attendre davantage de ses dirigeants, les jeunes ont droit à plus de vérité et à l’exemple d’un gouvernement responsable dont les décisions n’ont rien à voir avec les croyances religieuses.

C’est pourquoi, avant que lesdites décisions ne soient prises, je fais appel à la conscience individuelle et collective, je fais appel au gouvernement Charest, au ministre de la Culture, au ministre de l’Éducation et à tous les détenteur de pouvoirs, afin que la laïcité (qui exclut tout accommodement en relation avec la religion) soit ajoutée à la Charte des droits et libertés.

Je rappelle que l’enseignement de l’éthique et la promotion des valeurs humanitaires et universelles ouvriront plus sûrement le chemin vers la Paix dans le monde que l’endoctrinement des religions qui ont toujours été ferments de guerres.

Andréa Richard

 

Partager et découvrir :
  • Digg
  • del.icio.us
  • Blogasty
  • BlogMemes Fr
  • Bruxello
  • BuzzBuzz
  • Nuouz
  • Reddit France
  • Scoopeo
  • Tapemoi

Comments Pas de commentaire »

Pour entendre l’interview de Denis Lévesque avec Andréa Richard : Sa vie au grand écran, la religion, le célibat des prêtres, ect…

Pour visualiser l’entrevue rendez vous à la 33ème mn de l’émission.

Vos commentaires seront appréciés.

Partager et découvrir :
  • Digg
  • del.icio.us
  • Blogasty
  • BlogMemes Fr
  • Bruxello
  • BuzzBuzz
  • Nuouz
  • Reddit France
  • Scoopeo
  • Tapemoi

Comments 2 commentaires »

C’est une bien belle histoire que vit actuellement l’écrivaine trifluvienne Andréa Richard, qui voit son autobiographie se destiner au grand écran. C’est du moins le voeu de deux scénaristes européens, qui sont à finaliser un scénario de film à partir de son bouquin, et qui prédisent déjà un bel avenir à son histoire au cinéma.Scénario bien en mains, Mme Richard est enchantée du travail réalisé pour adapter ses écrits.

“C’est bien au-delà de mes attentes. Ils ont respecté complètement mon histoire”, dit-elle.

“Deux maisons de production sont déjà très intéressées. Mais faire un long métrage, ça peut prendre quelques années…”

Parue en 1995, l’autobiographie de Mme Richard, intitulée Femme après le cloître, a été rééditée il y a deux ans.

Or depuis, quatre scénaristes et réalisateurs se sont montrés intéressés.

Les deux premières, Diane Cailhier (Le Survenant, Chartrand et Simonne, Deux frères) et Lucie Lachapelle (Femmes et religieuses - Épouses de Dieu) avaient été approchées par l’auteure, qui avait déjà participé à un documentaire avec elles.

L’intérêt des deux Européens s’est toutefois révélé une surprise complète.

“Un photographe montréalais a téléphoné au scénariste Michel Nussbaumer, en Suisse, en lui disant qu’il devait lire ça”, raconte la dame.

“Il y a vu tout ce qu’il fallait pour faire un très beau long métrage et en a parlé avec Gérard Chouchan.”

Gérard Chouchan, qui habite Paris, est réalisateur et scénariste.

“Il a lu mon livre dix fois pour être bien sûr d’aller chercher tout le meilleur”, note André Richard, qui se réjouit d’emblée du contrat signé avec ces deux hommes.

Petite Soeur des pauvresAndréa Richard est l’auteure de six livres, dont cette biographie qui retrace son parcours peu banal.Originaire de Bouctouche au Nouveau-Brunswick, la dame est devenue religieuse à 16 ans, pour se faire d’abord Petite Soeur des pauvres, puis religieuse cloîtrée chez les Carmélites, avant de retrouver sa liberté à l’âge de 35 ans, non sans problème.

Rebaptisée alors Soeur Xavier-Marie-de-la-Trinité, la religieuse a évolué toutes ces années au Québec, mais aussi aux États-Unis (2 ans), et en France (17 ans).

“J’ai été mouton longtemps. Chez les Petites Soeurs des pauvres, on était tellement débordé de travail qu’on n’avait pas beaucoup de temps pour penser. Mais une fois chez les Carmélites, j’ai eu le temps de réfléchir et j’ai commencé à parler. Ma vision des choses a alors complètement changé. Je me suis mise à questionner l’Église et ses doctrines, et à en parler.”

Tant et si bien que son discours est devenu une menace de contamination chez les Carmélites, ce qui a facilité son départ, analyse-t-elle aujourd’hui.

Dans son livre, l’auteure décrit le pouvoir religieux des années 50, le traitement différent de l’Église devant les riches et les pauvres, la perte d’identité subie au sein des communautés religieuses.

Elle y relate les sévices subis chez les religieuses, incluant le fouet, le jeûne, les maladies graves, aborde le suicide de l’une d’entre elles et sa propre relation amoureuse avec un évêque.

Mme Richard a hésité avant de signer avec les deux Européens, au détriment des deux Québécoises.

“En Europe, ils veulent en faire une distribution mondiale et ils veulent réaliser le film en français international. C’est un langage universel pour un propos universel”, dit-elle. “Et je trouvais aussi que c’était moins risqué.”

Au Québec, Mme Richard craignait que le contrôle de la production échappe aux scénaristes.

L’auteure avait peur qu’on fasse de son histoire d’amour interdit avec l’évêque le point central du film, au détriment de son réel message.

Le film devrait relater son long parcours, peut-être même jusqu’à ce jour.

En rémission d’un cancer depuis quatre ans, la dame célébrera ses 74 ans en avril prochain, et ne formule aujourd’hui qu’un souhait, celui de vivre assez longtemps pour voir un jour le tout défiler sur grand écran.

Un documentaire en susDéjà fort heureuse du destin que prend son autobiographie, Andréa Richard vit une double satisfaction ces jours-ci, puisqu’un documentaire est actuellement en cours de réalisation à partir d’un autre de ses bouquins, son tout dernier, intitulé L’essence de la vie.Dans cet ouvrage, l’auteure lance un appel à tous les chefs religieux du monde “pour qu’ils laissent tomber leurs dogmes et leurs doctrines, pour qu’ils se donnent la main et qu’ils promouvoient la spiritualité des grands prophètes, les grandes valeurs humanitaires et universelles de paix, de justice et d’amour.”

Le documentaire, du tandem Nussbaumer et Chouchon, veut faire écho à cet appel et questionner les différents grands chefs religieux sur ce sujet, des témoignages qui apparaîtront sur le documentaire.

C’est ainsi qu’à la fin août et au début septembre, les caméras tourneront à Trois-Rivières, où réside Mme Richard depuis 30 ans maintenant.

On prévoit la filmer à la maison Hertel-de-la-Fresnière, où elle a effectué son lancement de livre, puis devant la cathédrale de Trois-Rivières, où elle a jadis appelé les femmes à la grève de la messe du dimanche, pour protester contre l’inégalité entre les hommes et les femmes au sein de l’Église.

“J’ai été une grande militante dans les années 80″, sourit-elle.

L’équipe de tournage se rendra par la suite sur les lieux de son enfance, au Nouveau-Brunswick. C’est toutefois en sol trifluvien que l’on prévoit présenter le documentaire en grande première, quelque part à l’automne 2009, se réjouit-elle.

Andréa Richard est aux anges. Pour elle, ce documentaire répond à ses toutes premières aspirations.

“Parce que je défends des causes et que je dénonce, je peux parfois avoir l’air ferme mais dans la vie, je suis plutôt douce et conciliante. C’est juste que j’aime la vérité”, note la dame. “Pour moi, le plus important n’est pas de raconter ma vie, c’est de faire passer mes messages. C’est éduquer, et informer.”

Partager et découvrir :
  • Digg
  • del.icio.us
  • Blogasty
  • BlogMemes Fr
  • Bruxello
  • BuzzBuzz
  • Nuouz
  • Reddit France
  • Scoopeo
  • Tapemoi

Comments 2 commentaires »