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Archives pour la catégorie “Tous thèmes”


CV des invités et conférenciers  : Trois-Rivières.

Conférence .de Presse.2010.

Marie Andrée Bertrand de Montréal est docteure en criminologie de l’Université de Californie à Berkeley, elle est l’auteure de trois livres sur les femmes et le criminalité et les prisons pour femmes, elle a signé plus de soixante articles sur les sujets suivants:  femmes et droit pénal, la question des drogues, les théories féministes, et la oebs.e critiquent en criminologie.
Elle  a été  nommée Officière de l’Ordre national du Québec (2005)
Elle est membre du Conseil de l’Ordre (2006—- )
Elle est Chevalière de l’Ordre de la Pléiade (2001)
elle a reçu le Prix  Prix Essdras Minville pour les sciences sociales (1994) de la Société Saint-Jean Baptiste de Montréal .

Irène Doiron de Montréal, originaire du Nouveau-Brunswick; lors de ses études à Moncton (5 ans) a participer activement au mouvement étudiant; une des principales protagonistes du film de Pierre Perrault et de Michel Brault, “L’Acadie, l’Acadie?!?”.  Boursière du gouvernement français, études de 2 ans à Grenoble et 7 ans à Paris.

Enseignante au Cegep de St-Jérôme en économie, enseignante pendant 30 ans au Cegep Montmorency à Laval.   3 ans d’engagement à la CSST, et retraitée depuis mai 2007.

Travail militant: dans plusieurs comités de femmes autant à Paris qu’à Montréal, y compris au Comité femmes de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec pour promouvoir entre autres l’accès à l’égalité en emploi.  Partisane d’une Charte et de lois sur la laïcité. Réaction en mai 2009 par un texte: “Cachez cette chevelure que je ne saurais voir” publiée sur le site sisyphe.org

Hannelore Poncelet, de Montréal :

Retraitée du monde de l’éducation, descendante d’une ancienne famille unitarienne depuis onze générations, impliquée de façon bénévole depuis 26 ans à l’église unitarienne de Montréal, intéressée à promouvoir la dignité intrinsèque de toute personne, la liberté de conscience, la justice sociale, la démocratie, la paix, l’environnement et l’éducation.

Angélyne Vallée, de la Beauce : professeure retraitée et auteure de “Rose sous les canons.” Ed.Le Dauphin. À présenté un Mémoire à la Commission Bouchard-Taylor

Ghyslain Parent de Trois-Rivières : professeur, docteur et chercheur à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Travaille à l’inclusion des personnes ayant des différences dans la société, fait des recherches dans ce domaine ce qui l’a amené à se questionner sur le problème des accommodements religieux , a fait des recherches scientifiques dans ce domaine, et a écrit dans des revues scientifiques reconnues.

(à La Manifestation) porte-parole:

Louise-Gélinas-Martel, fondatrice du CLAC (Collectif libre d’actions concertées) 1994

Andréa Richard de Trois-Rivières, Co fondateur du CLAC 1994) conférencière, écrivaine et auteure de Au-delà de la religion (best-seller à Renaud-Bray) et qui a été finaliste pour le prix des bibliothèques (2008) et pour le prix Arts Excellence de la Mauricie (2009)

André Drouin, ingénieur et initiateur d’un mouvement pour enrayer le pouvoir politique des religions.

Louise Hubert, travailleuse sociale, travaille bénévolement pour la cause des droits des femmes, et membre du MFM mouvement des femmes du monde. Jean-Paul Michon de Québec, architecte et bien engagé pour le droit des femmes, souhaite une spiritualité laïque empreinte des valeurs humanitaires et universelles.

Mon message pour le 8 mars.

A l’occasion du 8 mars, je souhaiterais apporter mon soutien à ceux qui se battent partout dans le monde pour les droits des femmes et exprimer toute ma solidarité à celles qui résistent souvent dans l’indifférence et la solitude.

Chers amis de Trois-Rivières réunis aujourd’hui, par vos gestes et vos initiatives qui visent à défendre les valeurs de l’égalité et de la laïcité, vous contribuez à briser l’indifférence et à créer une immense chaine de solidarité d’un bout à l’autre  du Québec et de la planète. Je vous en suis infiniment reconnaissante.

Faisons de cette journée un moment fort et surtout rappelons-nous que les droits des femmes sont des acquis fragiles à défendre toujours avec acharnement car ils sont nombreux à vouloir nous faire reculer, non pas de quelques pas mais de plusieurs siècles. C’est pourquoi toute mobilisation citoyenne telle la vôtre est primordial. Merci pour ce tout ce que vous faites. Bon 8 mars à vous toutes!

Djemila Benhabib.

(auteure de ma vie à contre-coran)

A présenté un Mémoire à la Commission Bouchard-Taylor

À transmettre à tous vos membres ainsi qu’aux personnes pouvant être intéressées.

Ci-joint un communiqué de presse vous annonçant une manifestation qui se tiendra le jeudi le 8 mars 2010, journée internationale de la Femme. Nous comptons sur votre solidarité.

Il est important de bien saisir qu’il est URGENT de se RASSEMBLER et de dire BIEN HAUT que le principe de « L’égalité-Homme et Femme est quelque chose faisant partie de notre société québécoise et qu’aucun passe-droit basé sur des principes à caractères religieux ne fera reculer tous nos acquis. On se doit d’arrêter de laisser passer des aberrations qui font reculer tout ce que les générations de nos mères et grand-mères ont défendu.

Nous avons besoin de la présence de tous les membres de vos mouvements respectifs.

Présentement il y a plusieurs mouvements radicaux sous le couvert des religions qui fragilisent les droits que les femmes ont obtenus ces derniers 50 ans.

FAIRE OEUVRE DE BONNE FOI ne ferait pas avancer la cause que nous défendons. Nous en sommes rendus à légiférer, si on veut protéger nos acquis, en les enchâssant dans une charte laïque .

Nous avons à choisir MAINTENANT LA SOCIÉTÉ DE DEMAIN. Est-ce qu’elle fera un retour en arrière EN ACCEPTANT DE NOUVEAU LA GÉRANCE D’UN DIEU QUELCONQUE ? (Opus Dei, Charia, Hassidique etc. » Si oui, soyons CONSCIENTES que TOUTES LES LOIS RELIGIEUSES feront office d’État.

REGARDONS AUTOUR DE NOUS CE QUE NOUS APPORTENT À NOUS LES FEMMES LES ACCOMMODEMENTS À CARACTÈRES RELIGIEUX. ( ET CELA NE FAIT QUE COMMENCER!) Nous constatons que LE DROIT DES FEMMES EST BAFOUÉ ET RECULE, et que c’est devenu un problème mondial.

Nous espérons que vous allez en grand nombre, vous joindre À NOUS DANS UN ÉLAN DE SOLIDARITÉ. CE QUI SE PASSE AU QUÉBEC EST TRÈS SÉRIEUX. AGISSONS MAINTENANT!.

Collectif Citoyennes et Citoyens du monde

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Communiqué de Presse

Pour souligner la journée internationale Des Femmes, il y aura le lundi 8 mars 2010, à 13 h, une manifestation devant la cathédrale de Trois-Rivières, rue Bonaventure.

Le but de cette manifestation est d’affirmer haut et fort le principe de l’égalité « homme-femme » dans la société québécoise et dans le monde entier. Trop souvent bafoué par les religions, ce principe est la pierre angulaire de la démocratie moderne.

Plusieurs personnes connues, défendant ce principe depuis plusieurs années, en provenance de Montréal, Trois-Rivières, Ottawa et Québec, prendront la parole.

Il est urgent que la population se lève pour réclamer une véritable neutralité dans l’espace public, tout en dénonçant les accommodements pour motifs religieux qui polluent notre société en niant le principe de l’égalité des personnes. Pour ce faire, les gens seront invités à soutenir la charte de la laïcité.

Ce grand rassemblement nécessite la participation de tous.

Ensuite, à 13h30, tous sont invités à se rendre à l’Église St James (rue des Ursulines) où aura lieu une conférence de Presse. Les organisateurs et les invités de marque répondront aux questions du public et des journalistes.

Nous comptons sur votre participation.

Pour plus amples informations s’adresser à Andréa Richard pour le Collectif Citoyens et Citoyenne du monde, au 819-379-1712 ou 819-383-8179

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L’essence de la vie : pour en finir avec la confusion morale

Andréa Richard est une personnalité bien connue des milieux ecclésiastiques et philosophiques québécois.  Femme d’un vécu particulièrement fertile, elle milite pour le remplacement de la religion par la philosophie en éducation.  Les uns la regarde avec une certaine crainte, tandis que les autres applaudissent  son combat.

Dans ce petit ouvrage, l’auteure nous propose une réflexion sur le sujet, mais également sur le sens de la vie en général.  De nombreux thèmes y sont abordés, tous marqués au coin de l’amour : celui de soi comme celui des autres.

Madame Richard touche à de nombreux domaines avec ce livre.  Et dans chacun, elle nous offre ses pensées sur l’univers qui l’entoure, avec de nombreuses remarques pleines de bon sens.

Par exemple, en ce qui a trait à l’amour, elle fait l’analyse de ce qu’on appelle le «coup de foudre».  Sa sagacité lui fait voir les nombreuses trappes qui font si mal conjuguer le verbe aimer à tant de gens.  Elle décortique le concept de l’amour moderne, et nous livre ses réflexions empreintes d’une solide expérience.

Du côté de l’éducation, la sagesse de l’auteure ne fait aucun doute.  Elle abonde dans mon sens en ce qui a trait à la religion. Celle-ci devrait être un enseignement facultatif, en-dehors de l’école.  Les religions, toutes dénominations confondues, ont la fâcheuse habitude de substituer leur vision de la vérité, et d’en entacher tout le parcours académique des élèves.

Un exemple me vient à l’esprit.  Dans mes cours d’histoire au primaire, donnés par des religieuses, la religion faisait figure de proue, au point d’occulter des faits historiques documentés.  Au secondaire, avec des professeurs laïcs, l’histoire devenait soudainement plus vivante, sans l’attachement malsain de la religion catholique à chaque événement.  Entendons-nous : les religions ont leur place dans l’histoire des hommes. Mais en tant qu’élément historique, et non en tant que soi-disant vérité ou loi, recouvrant le savoir de son voile d’ignorance.

Un élément bénéfique des religions fut d’intégrer des règles d’éthique dans leurs enseignements. Cependant, cette notion peut aisément se détacher du contexte religieux, afin d’être enseignée à part entière.  Un concept dont Andréa Richard se fait l’apôtre, en suggérant que la philosophie remplace la religion.

Ce livre se veut un parcours en quête de sa spiritualité personnelle.  Comme le souligne l’auteure, son parcours n’est pas une panacée universelle.  Mais, et c’est la beauté de ce petit ouvrage, chacun peut y prendre ce qu’il lui convient et l’adapter à sa propre spiritualité.

Prenez le temps de feuilleter L’Essence de la vieAndréa Richard n’a pas réponse à tout, mais ce n’est pas le but de son ouvrage.  Cependant, le trésor de sagesse qu’il renferme dépasse très largement le prix de vente!

L’Essence de la vie, Andréa Richard, Septentrion, 2007, 144 p.

L’essence de la vie : pour en finir avec la confusion morale

Andréa Richard est une personnalité bien connue des milieux ecclésiastiques et philosophiques québécois.  Femme d’un vécu particulièrement fertile, elle milite pour le remplacement de la religion par la philosophie en éducation.  Les uns la regarde avec une certaine crainte, tandis que les autres applaudissent  son combat.

Dans ce petit ouvrage, l’auteure nous propose une réflexion sur le sujet, mais également sur le sens de la vie en général.  De nombreux thèmes y sont abordés, tous marqués au coin de l’amour : celui de soi comme celui des autres.

Madame Richard touche à de nombreux domaines avec ce livre.  Et dans chacun, elle nous offre ses pensées sur l’univers qui l’entoure, avec de nombreuses remarques pleines de bon sens.

Par exemple, en ce qui a trait à l’amour, elle fait l’analyse de ce qu’on appelle le «coup de foudre».  Sa sagacité lui fait voir les nombreuses trappes qui font si mal conjuguer le verbe aimer à tant de gens.  Elle décortique le concept de l’amour moderne, et nous livre ses réflexions empreintes d’une solide expérience.

Du côté de l’éducation, la sagesse de l’auteure ne fait aucun doute.  Elle abonde dans mon sens en ce qui a trait à la religion. Celle-ci devrait être un enseignement facultatif, en-dehors de l’école.  Les religions, toutes dénominations confondues, ont la fâcheuse habitude de substituer leur vision de la vérité, et d’en entacher tout le parcours académique des élèves.

Un exemple me vient à l’esprit.  Dans mes cours d’histoire au primaire, donnés par des religieuses, la religion faisait figure de proue, au point d’occulter des faits historiques documentés.  Au secondaire, avec des professeurs laïcs, l’histoire devenait soudainement plus vivante, sans l’attachement malsain de la religion catholique à chaque événement.  Entendons-nous : les religions ont leur place dans l’histoire des hommes. Mais en tant qu’élément historique, et non en tant que soi-disant vérité ou loi, recouvrant le savoir de son voile d’ignorance.

Un élément bénéfique des religions fut d’intégrer des règles d’éthique dans leurs enseignements. Cependant, cette notion peut aisément se détacher du contexte religieux, afin d’être enseignée à part entière.  Un concept dont Andréa Richard se fait l’apôtre, en suggérant que la philosophie remplace la religion.

Ce livre se veut un parcours en quête de sa spiritualité personnelle.  Comme le souligne l’auteure, son parcours n’est pas une panacée universelle.  Mais, et c’est la beauté de ce petit ouvrage, chacun peut y prendre ce qu’il lui convient et l’adapter à sa propre spiritualité.

Prenez le temps de feuilleter L’Essence de la vieAndréa Richard n’a pas réponse à tout, mais ce n’est pas le but de son ouvrage.  Cependant, le trésor de sagesse qu’il renferme dépasse très largement le prix de vente!

L’Essence de la vie, Andréa Richard, Septentrion, 2007, 144 p.

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OSONS DIRE LES VRAIES CHOSES

 

Je ne pense pas que les Québécois aient peur des étrangers. Osons le dire: c’est la religion musulmane (coran et charia) qui fait peur aux Québécois. Oui, nous avons peur que cette religion en vienne à s’implanter chez-nous de telle sorte que nous pourrions, tout comme dans les Pays-Bas, la France, l’Australie et l’Angleterre, voir les intégristes et les fanatiques de l’islam se glisser dans les hautes sphères du gouvernement pour ensuite s’imposer à notre société. Nous craignons qu’ils profitent de notre charte canadienne qui donne à Dieu la primauté sur la laïcité. Il est à noter que dans la dite constitution, Dieu est écrit au singulier. Qui est le bon, le vrai Dieu? Yahvé, dieu des chrétiens ou Allah, dieu des musulmans?

 

Nos peurs ne pourraient-elles être sagesse et prévention? Ne sont-elles pas préférables à la témérité issue de l’ignorance?

 

J’en viens au port du voile. La question peut paraître anodine, mais elle est pourtant loin de l’être (voir Ma vie à contre-coran, de Djemila Benhabib).

 

De nombreuses femmes, musulmanes elles-mêmes (dont des amies), nous mettent en garde en nous informant du fait que les porteuses du voile sont, en général, des fondamentalistes et des intégristes. Soit les hommes les obligent à le porter, soit elles croient obéir à Dieu et plaire aux imams.

 

Lorsque des musulmanes me disent être libres de porter ou non le voile, j’aimerais qu’elles sachent me le prouver non seulement en le portant, mais aussi en l’enlevant dans le cadre de leur travail, lorsque leur patron le souhaite ou encore par respect pour nous, les Québécois qui les accueillons. Les lois de certains pays musulmans exigent d’une femme canadienne qui se présente chez eux qu’elle revête le voile. Pourquoi l’inverse n’apparaît-il pas légitime? Pourquoi les lois du Québec n’interdiraient-elles pas le port du voile dans la sphère publique, puisque cela va à l’encontre de nos valeurs d’égalité homme/femme? L’accommodement, pour qu’il soit raisonnable, doit s’appliquer dans la réciprocité et non à sens unique.

 

À mon avis, c’est encore un pas en arrière que d’attendre qu’elles soient arrivées chez nous pour tenter de les convertir subtilement en leur donnant des emplois, selon les souhaits exprimés par Mme David et M. Khadir. Nos permissivités, sous le couvert des accommodements raisonnables, ne font que renforcer leur détermination à porter le voile ou tout autre symbole religieux ostentatoires. Sans compter la culture contraire à la nôtre qu’elles transmettront aux générations futures. Voilà qui favorise la fermentation des confrontations et des guerres.

 

Choisir nos immigrants ne représente-t-il pas un droit? Pourquoi accepterions-nous ceux qui, nous le savons, ne veulent pas s’intégrer et adopter nos valeurs? Pourquoi prendre le risque de les voir nous imposer les leurs dans l’espoir qu’elles supplanteront les nôtres?

 

M. Gérard Bouchard – qui souhaite relancer le débat en jouant sur les mots «interculturalisme vs  «multiculturalisme» – ne semble pas comprendre que les Québécois savent ce qu’ils veulent, qu’il n’y a ni argent, ni énergies à gaspiller pour tout reprendre du début. Il n’a pas compris que nous n’accepterons pas que les soi-disant intellectuels décident pour nous.

 

Si MM. Bouchard et Taylor peuvent être blâmés pour n’avoir pas profité de la chance qui leur était offerte de se rallier au peuple et de recommander que des clauses soient ajoutées à la Charte des droits et libertés pour régler cette question, j’ose espérer que Québec Solidaire ne ratera pas aussi l’occasion d’écouter et d’«entendre» la voix des Québécois. L’heure des débats est passée… nous voulons maintenant des décisions de la part de nos gouvernements.

 

Andréa Richard

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Chrétienté et culte identitaire

(chronique parue dans le Zone Campus le 16 novembre, voici la version intégrale)

Le 5 novembre dernier, je suis allé assister à une conférence organisée par le Collectif citoyen pour l’égalité et la laïcité (CCIEL) devant une cinquantaine de personnes à la SSJB de la Mauricie. Le groupuscule présentait une pétition en faveur d’une charte de la laïcité au Québec. Mais est-ce vraiment nécessaire?

La société québécoise fait présentement face au retour - pourtant prévisible - d’une crise non réglée à propos de l’identité québécoise. Un débat social fait donc rage car les recommandations émise par Gérard Bouchard et Charles Taylor n’ont finalement jamais été appliquées par le gouvernement Charest. Les Québécois se demandent s’ils doivent permettre les symboles religieux dans la fonction publique ou encore s’ils peuvent se faire servir par un homme plutôt qu’une femme pour des motifs religieux. Je me demande également pourquoi on tient tant en enlever le crucifix de l’Assemblée nationale du Québec, un débat qui fait aussi actuellement beaucoup de vagues en France et en Italie. Pourquoi faut-il vraiment « ôter » quelque chose au lieu de tout simplement le remplacer?

Étant un symbole historique de la spécificité de la nation canadienne-française et du respect envers une institution qui a travaillé à notre survie collective, la place du crucifix chrétien est quand même assez pertinente à mon avis. Par contre, il est vrai qu’historiquement, la religion catholique a tout fait pour former l’élite bourgeoise montréalaise dans les collèges classiques et fût responsable entre autres du retard considérable de la gratuité scolaire pour l’école primaire obligatoire, qui n’arriva qu’en 1943.

D’un autre côté, si on tient à enlever tous les emblèmes religieux, il pourrait être intéressant d’y intégrer un symbole représentatif de notre identité comme le drapeau des patriotes, une paire de raquette, un bonnet de laine, un sceau pour récupérer l’eau d’érable ou même un drapeau blanc pourquoi pas! Un symbole international de paix serait peut-être plus près de notre pacifisme inné, qu’une religion qui porte comme blason un humain crucifié souffrant et agonisant se présentant comme l’unique représentant de Dieu…

Mais ce que je veux souligner c’est surtout l’importance de ne pas faire disparaître les symboles nationaux qui racontent notre histoire. Il faudrait plutôt les renforcir, les préciser, les expliquer, les valoriser afin qu’une conscience collective à l’échelle du Québec puisse continuer de croître. Le meilleur symbole à l’Assemblée nationale serait une fleur de lys.

Remplacer nos anciennes traditions catholiques par la volonté de promouvoir le fait français en Amérique, enverrait un signal supplémentaire à tous ces immigrants qui tentent de faire ce qu’ils veulent alors qu’ils sont chez nous. L’intégration n’est pas un synonyme de soumission envers les nouveaux arrivants, mais c’est bien à eux de s’incorporer dans le corps social de la nation et il est de notre devoir de leur faire connaître nos valeurs et nos choix sociaux tels que l’égalité homme/femme, l’avortement, l’euthanasie ainsi que des institutions scolaires, juridiques et sociales laïques, c’est-à-dire impartiales qui donnent priorité à la langue française.

Comme l’indiquait le CCIEL, un symbole religieux c’est littéralement un « discours ». Vous imaginez-vous arriver au CLSC et l’infirmière porte un macaron indiquant « L’avortement mène en Enfer », « L’homosexualité est un crime » ou encore « Les femmes sont des pécheresses nées »?!

En conclusion, une charte pour la laïcité est un pas de plus non seulement nécessaire mais urgent pour démontrer la neutralité de l’État québécois face à des religions qui prônent plutôt des croyances personnelles que des valeurs universelles et qui veulent s’accaparer notre paysage public. Le Québec a su soustraire la religion de ses écoles dans les années 1970 et il serait désormais aberrant de combler cette place par d’autres religions dont certaines d’entre elles ose affirmer encore l’infériorité naturelle de la femme et son devoir d’obéissance à son mari, sans oublier la recommandation de traditions barbares comme la lapidation, les mutilations génitales (excision, circoncision), le port de vêtements obligatoires et j’en passe.

Maintenant, reste à savoir quels éléments religieux déjà présents au Québec devrait-on conserver pour leur valeur historique et symbolique. Par exemple, il serait absurde et contre-productif d’effacer tous les noms de villages commençant par Saint… Bienvenue à Boniface, Arsène et Paul!!! Et je n’ai certainement pas envie d’appeler dorénavant un sapin de noël, un arbre du solstice d’hiver! Et vous ?

***

Un jour, il faudra avouer que jamais la majorité ne devrait placer les droits des religions au-dessus des valeurs sociales historiques de la nation québécoise alias canadienne-française (pacifisme, neutralité de l’État, égalité homme/femme, valorisation des arts et de la culture, goût sincère pour la mémoire du passé, etc.)

Une démocratie s’exerce par la volonté du plus grand nombre dit-on. Un récent sondage indiquait que « les Québécois sont hostiles aux accommodements dits raisonnables : il y en a trop estiment-ils à hauteur de 68% et on ne devrait plus y consentir (57% à 90% selon le cas) ». C’est donc maintenant à nous de proclamer haut et fort que le multiculturalisme de Trudeau n’est pas une idéologie politique gagnante.

C’est bien beau s’ouvrir sur le monde mais la base fondamentale, c’est bien de ne jamais oublier qui l’on est. C’est l’identité primordiale et cet attachement spécifique à un groupe en particulier qui nous invite à agir de telle ou telle façon. Tous les humains partagent une même identité qui se résume en l’espèce humaine, mais je suis d’abord un canadien-français - depuis 250 ans l’année prochaine exactement. Ce nationalisme coule dans mon sang et lorsque je vois un Canada qui gaspille 200 millions par mois pour la guerre en Afghanistan, qui tente de réprimer la langue fondatrice du Canada depuis plusieurs générations, qui est l’un des 3 seuls pays à ne jamais avoir signer la charte de droits des autochtones, qui investi davantage d’argent dans la sphère militaire qu’en éducation et qui démontre une incompétence monstrueuse en matière de protection de l’environnement… je veux quitter ce Canada.

Mon identité nationale est bel et bien québécoise (sous-entendue canadienne-française) avant de m’ouvrir sur le monde. Une ouverture qui s’accompagne également de l’importance de rester soi-même. La langue française : c’est le fondement capital de notre nationalisme. Pas l’inclusion de n’importe qui et de n’importe quelle croyance et culture! Mais bien l’intégration à notre socle commun, NOTRE identité. Ce n’est pas une fermeture aux autres, c’est l’acceptation totale de ce que nous sommes, par les nouveaux arrivants, dans le vouloir vivre ensemble.

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Une république débarrassée du féodalisme et du contrôle des systèmes religieux
Québec pourrait le devenir



La stagnation emprisonne, nous voulons une société toujours en mouvement et désireuse d’aller de l’avant, vers un monde meilleur et vers une spiritualité vivante. Je veux synchroniser mes pas à ceux d’une société en marche vers l’évolution, dans une conscience individuelle et universelle sans cesse en mouvement.

Si l’Église avait su être ouverte au mouvement, elle aurait ainsi été capable de s’adapter a notre monde d’évolution. La plus grande erreur de l’Église a justement été d’avoir coulé la religion dans le ciment de ses dogmes et de ses doctrines une fois pour toutes ! Oui, la grande erreur a été le refus de soumettre la religion au mouvement de l’esprit. On l’a enfermée dans l’inflexibilité des lois et des structures.

Cette erreur de base ne pourra être réparée que dans la mesure où l’on redonnera à l’esprit sa liberté et à la raison, la place qui lui revient.

En la Révolution tranquille des années 60, une porte s’est ouverte.

La conscience endormie s’est réveillée.

La liberté a repris son souffle, mais elle flotte encore entre la loi et la raison.

Un nouveau pape en la personne de Benoît XVI va à reculons, alors que nous voulons un mouvement vers l’avant…Or, l’essence même de l’Esprit est représentative du mouvement, l’esprit est depuis toujours comparé à un souffle, un vent qui, en toute logique, change de direction et provoque le changement.

Dans les institutions, un changement s’impose : on n’a pas à être protestant, catholique ou musulman, non, on est un individu avec son nom qui est son identité. On est citoyen ou citoyenne, dans des espaces et dans des lieux qui se veulent laïcs.

Nicolas Sarkozy, président de la France, disait : “la société est malade.” Oui, parce qu’elle aussi est -stagnante- Les chartes et les constitutions semblent intouchables, on refuse de les adapter à nos nouvelles réalités, et elles sont sources de division interne.

J’en arrive à souhaiter et a rêver l’avènement d’un nouveau pays, un pays libre, un pays en mesure de se donner une nouvelle constitution et de nouvelles chartes pour établir son entière laïcité et liberté. Oui, il nous faudrait un nouveau pays qui établirait des valeurs saines pour un monde politique meilleur - un pays qui établirait des valeurs transmises par l’Éducation. Il devient essentiel d’enseigner l’éthique, ainsi que les valeurs morales et universelles. C’est à ce prix qu’une véritable spiritualité, empreinte d’amour, pourra émerger du respect des lois harmonieuses de la nature, de la reconnaissance de sa beauté, de sa vérité et de ses exigences écologiques. Bref, une ascèse sans rite sacrificiel, une vie saine et équilibrée garante de santé représentent un idéal à atteindre. Il en résulterait pour tous une vie plus réussie et plus heureuse, sur le plan autant individuel que collectif.

Pour l’évolution et l’équilibre de la société, une laïcité sans faille doit de toute urgence prendre place. Pour ce faire, il nous faut un pays nouveau.

Et ce pays nouveau qu’il faudrait ? J’ose penser que le Québec pourrait le devenir, une république débarrassée du féodalisme et du contrôle de systèmes religieux. Une république modèle et source d’inspirations. Je crois déceler au Québec des mentalités ouvertes et dégagées d’un passé religieux, et maintenant disposées à former cette république tant de fois évoquée et souhaitée.

C’est tout le système religieux et le système politique établis qui doivent être renouvelés. Nicolas Sarkozy, disait aussi : “Il faut réintroduire dans l’économie une éthique, des principes de justice, une responsabilité morale et sociale.” Oui, en plus des religions, c’est la politique, c’est le capitalisme, c’est la société qui sont malades, et qui doivent être réformés. Le capitalisme est malade parce qu’on l’a laissé faire à sa guise, comme on laisse faire à leur guise les autorités religieuses et les autorités politiques. On ne peut plus laisser les dirigeants religieux et les hyper-riches régler et décider pour la vie du monde.

J’ai confiance en la génération des jeunes d’aujourd’hui,qui, tout comme le nouveau président de États-Unis, Barack Obama, homme intègre et qui a fait preuve d’une grande dignité auront à coeur cette réforme mondiale qui s’impose. Mais je fonde mes espoirs en tous ces jeunes que j’observe et dont l’intégrité et l’intelligence mes semblent évidentes.

Pour la préservation de notre langue, pour la laïcité qui inclut l’égalité de l’homme et de la femme, pour un non “multiculturalisme” et enfin pour que notre Québec puisse être non stagnant mais en progression, non seulement il y a une urgence de la laïcité, mais je crois qu’il nous faut un pays libre ou une république débarrassée du féodalisme et du contrôle des systèmes religieux et politiques.

Andréa Richard,

commentaires:

  • Si t’as compris

    7 janvier 2010, par Serge Charbonneau

    Ouf ! C’est un tourbillon votre texte, Mme Richard. La religion, l’église, le pape, même Sarkozy !

    Vous nous étourdissez un peu.

    Mais je suis bien d’accord avec vous, il serait bon d’avoir un Pays. Il serait bon d’être ce Pays débarrassé du féodalisme et du contrôle des systèmes religieux.

    Il serait bon d’être ce que nous sommes, la tête haute, sans arrogance, juste avec une fierté bien légitime. Une fierté que tout peuple qui se respect peut avoir et je dirais même : doit avoir.

    Préserver notre langue belle. Vivre avec l’ouverture de la laïcité.

    Avoir un Pays régi par des valeurs Humaines. Faire un pays où ces valeurs seraient le ciment de notre communauté québécoise.

    Abolir le sexisme et tous ces mondes qui divisent les sexes.

    Respecter les croyances, mais avoir un Pays qui n’est soumis à aucune loi “divine”.

    Les valeurs Humaines se reflètent dans bien des aspects des religions. Alors, la laïcité pourrait unir pour contrer les divisions religieuses.

    J’aimerais bien que mes enfants puissent connaître ce Pays. Un Pays de nos racines, de notre évolution, de nos valeurs, de notre langue, un Pays qui nous ressemble et qui nous rassemble. Un Pays de notre cœur.

    Merci pour votre texte, Mme Richard, il alimente la réflexion.

    Comme disait Félix :

    « Les fruits sont mûrs Dans les vergers De mon pays

    Ça signifie L’heure est venue Si t’as compris… »

    Serge Charbonneau

    Québec

  • Une république débarrassée du féodalisme et du contrôle des systèmes religieux

    7 janvier 2010, par Grand-papa

    Oui à la république mais attention républicains :

    « Comme on ne peut pas faire de la politique avec une somme de volontés particulières, un dirigeant comme Sarkozy choisit la voie médiane, par sondage. Ce n’est pas la volonté générale, celle qui est guidée par la Raison pour Rousseau, mais une volonté moyenne, qui correspond à l’opinion moyenne, celle que l’on désigne par “opinion publique”…On est dans une doxocratie [démocratie d’opinion] plus que dans une démocratie. Sur ce point, la république des sondages rencontre une nouvelle fois la télévision, qui est la dictature de l’audience. »

    François Jost - Le téléprésident : essai sur un pouvoir médiatique - 2008, page 159

  • Une république débarrassée du féodalisme et du contrôle des systèmes religieux

    7 janvier 2010

    Je partage entièrement les idées émises dans votre texte, madame Richard.

    Le Québec a évolué très rapidement de 1960 à 1980 et tout s’est arrêté soudainement avec la perte du premier référendum. J’en avais déduit que le Québec avait besoin de reprendre son souffle… Un deuxième essai en 1995 n’a pas non plus donné les effets escomptés même si le résultat a été très serré et qu’on sait maintenant depuis 2004 avec le scandale des commandites qu’on s’est fait voler ce référendum.

    Il est plus que temps, je crois, que le Québec se remette en marche non pas individuellement mais collectivement car nous avons tous les atouts nécessaires pour devenir un pays modèle du XXI siècle. Malheureusement, je ne crois pas que ça se fera sous la gouverne de Jean Charest. Il faut donc se préparer pour une prochaine relève.

    Réal Croteau


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À la fois si simple et pourtant compliquée : une solution qui pourrait régler le problème que suscitent les accommodements liés à une religion. Il suffirait d’une volonté ferme de la part de nos dirigeants. Depuis deux mois, avec des personnes du Collectif citoyen pour l’Égalité et la laïcité qui se dévouent pour la cause d’une charte de la laïcité, nous avons visité des députés de la Mauricie, de la Beauce, de Montréal et autres pour présenter notre point de vue sur l’urgence d’une charte de la laïcité, et nous avons fait valoir les raisons justifiant cette demande. Le parti québécois est ouvert et semble en voir la nécessité. Les autres partis semblent patiner, hésitent, voir même ont peur que cela affecte le multiculturalisme et l’orientation donnée par le rapport Bouchard-Taylor. Au provincial il suffirait d’avoir une charte de la laïcité, pour régler –le problème des accommodements religieux-. Nous voulons qu’une charte de la laïcité soit conçue de façon responsable avec des balises claires et nettes sur l’orientation à donner.  

Un autre problème est qu’il y a contradiction entre la Charte québécoise et la Constitution canadienne car cette dernière donne la préséance à Dieu et aux religions. Au fédéral, pour régler le problème des accommodements, il suffirait d’enlever le préambule de la Constitution canadienne en lequel il est écrit : « Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et la primauté du droit » ; (et ce Préambule doit servir à interpréter les autres articles de la charte, notamment l’article 2 qui consacre « la liberté de conscience et de religion ».)

J’ai décidé d’aller voir un député libéral, explicitement pour lui demander s’il accepterait de faire quelque chose au fédéral, en vue d’enlever ce préambule qui divise le Québec et le Canada… J’ai choisi Justin Trudeau, député de Papineau, d’une part parce que je pensais qu’étant jeune il serait sans doute ouvert d’esprit….et d’autre part, me disant que son père ne voulait pas ce préambule. En effet, la charte rédigée en juin 1980 ne devait pas avoir de préambule : C’est dans la version d’avril 1981 qu’on l’a ajouté. Pierre Eliott Trudeau ne voulait pas de référence à Dieu dans la Charte. Mais pour que les provinces de l’Ouest, en particulier le Manitoba, signent la charte, et aussi par des pressions relevant des religieux et des Conservateurs, il dut se plier. En 1999, le député Svend Robinson, du Nouveau Parti démocratique, a proposé à la Chambre des communes du Canada que la mention de Dieu soit retirée du préambule, mais il n’eut pas gain de cause.

Quelle ne fut pas ma surprise ! Non seulement on avait l’impession que M. Justin Trudeau ne voulait pas nous écouter parler, (j’avais demandé à Mme Marie-Michelle Poisson, présidente du mouvement laïc québécois de m’accompagner, ainsi que Mme Diane Guilbault, auteure de « Démocratie et égalité des sexes. ») ce fut un non catégorique, nous disant que lui il est croyant, qu’il a besoin de Dieu, que sans les religions on ne peut avoir des valeurs etc.… J’aurais voulu lui dire : « M.Trudeau, cela ne vous empêche nullement de croire en Dieu et de pratiquer votre religion, laïc ne veut pas dire athée, et tous, athées, croyants, agnostiques, nous avons tous des valeurs, notre identité est avant tout d’être citoyen, citoyenne, et ensembles citoyens et citoyennes, bien sûre que nous avons et que nous voulons vivre des valeurs humanitaires et universelles, telle que la paix, le partage, l’amour etc.…. La religion n’est pas une valeur, elle est une Institution des hommes. La religion et la spiritualité sont deux choses différentes….. Mais l’heure était là, il se devait d’aller ailleurs… En sortant j’ai osé lui dire : « M.Trudeau, avant de maintenir un non aussi catégorique, je vous demande de vous informer..et consulter… » Il ne serait pas normal qu’un parti doive endosser les convictions religieuses personnelles d’un député.  Il a eu la générosité de nous dire que nous pouvons retourner le voir individuellement ou ensemble.

Le problème c’est que la province de Québec a une charte des droits et libertés de la personne en harmonie avec le Code civil. Le Canada a sa charte nommée Charte canadienne de droits et libertés, dont le préambule est que Dieu est l’être suprême. On ne peut alors que respecter les croyances religieuses. Les deux chartes sont en conflit. On peut avoir gain de cause en cour au Québec, mais ensuite la partie adverse va s’adresser au fédéral et pourra gagner sa cause par la charte canadienne qui a priorité sur la charte provinciale : elle abroge la charte québécoise en invoquant toutes sortes de clauses dérogatoires. Alors pourquoi s’obstiner a maintenir ce constat déplorable ? Ne serait-il pas simple d’enlever ce préambule qui divise, est-ce si compliqué ? si oui, pourquoi ? À mon avis, il suffirait de –vouloir- mais….les dirigeants de quelque parti que ce soit, sont-ils prêts a s’unir pour une même cause visant à régler un problème qui de jour en jour va en s’amplifiant parce que contrairement au passé, des nouvelles religions s’ajoutent à celles déjà existantes. On ne peut rester assis sur son passé et maintenir un présent au détriment d’un futur meilleur que l’on veut bâtir.

Andréa Richard

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Sujet: Démission du Pape

voici le lien
http://www.cciel.ca/des-citoyens-reclament-la-demission-du-pape/

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L’amour ne se force pas, il est gratuit, mais il peut se développer et grandir.  L’amour se nourrit de bien des façons, à chacun les siennes.   L’harmonie découle de la réciprocité, le plaisir est alors partagé. 

Voici des réponses d’enfants à la question posée par des spécialistes sur leur définition de l’amour:

Q. C’est quoi l’amour pour toi?

- Ma grand-mère a de l’arthrite, elle ne peut se pencher pour se peinturer les ongles d’orteils, alors mon grand-père, même s’il a lui aussi de l’arthrite, c’est toujours lui qui le fait pour elle.  Rebecca,8 ans.

-L’amour c’est ce qui te fait sourire quand tu es fatigué.  Terri, 4 ans.

-L’amour, c’est quand tu dis à un gars que tu aimes sa chemise, la même qu’il porte tous les jours.  Noelle, 7 ans.

Anecdote mettant également en scène un enfant de quatre ans:

Un petit garçon, voyant un vieillard qui pleurait (il avait perdu son épouse), alla tout simplement s’asseoir sur ses genoux.  PLus tard, sa mère lui demanda ce qu’il avait dit au monsieur et l’enfant répondit: “Rien, je l’ai juste aidé à pleurer”.

Aimer et être aimé, plus particuièrement d’une personne avec qui on partage sa vie, je pense que c’est ce qu’il y a de plus beau, de plus grand et de plus épanouissant pour l’être humain, c’est aussi le plus grand des sens de la vie!  Plus on aime et on est aimé, plus son amour pour les autres grandit.  L’amour engendre l’amour.   (extraits l’Essence de la vie, septentrion, Andréa Richard)

À mes lecteurs je souhaite l’Amour, la Santé, la Paix et le Bonheur!

 

 

 

                                       

Andréa

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