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Pourquoi ce « silence » ?
Selon un dicton : « Qui dit rien consent »
Je me demande pourquoi les évêques du Québec gardent le silence à la suite des déclarations du Pape Benoit XVI. Pour la papauté, ordonner une femme prêtre (ce que font d’ailleurs des protestants) est un crime au même titre que la pédophilie. Ces déclarations sont aberrantes, insultantes et dégradantes pour les femmes.
Non seulement les évêques devraient s’élever contre ces positions rétrogrades mais, ils devraient se séparer du Vatican et faire en sorte que l’Église québécoise soit indépendante et libre de toute influence extérieure. Sinon, cela serait souhaitable que les femmes se réveillent et quittent ces religions dirigées par des hommes opprimant.
Nous avons aujourd’hui la preuve que les religions ne viennent pas de Dieu mais des hommes misogynes, on peut vivre une spiritualité sans ces institutions cléricales.
Andréa Richard
Trois-Rivières.
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Pourquoi ce « silence » ?
Selon un dicton : « Qui dit rien consent »
Je me demande pourquoi les évêques du Québec gardent le silence à la suite des déclarations du Pape Benoit XVI. Pour la papauté, ordonner une femme prêtre (ce que font d’ailleurs des protestants) est un crime au même titre que la pédophilie. Ces déclarations sont aberrantes, insultantes et dégradantes pour les femmes. Non seulement les évêques devraient s’élever contre ces positions rétrogrades mais, ils devraient se séparer du Vatican et faire en sorte que l’Église québécoise soit indépendante et libre de toute influence extérieure. Sinon, cela serait souhaitable que les femmes se réveillent et quittent ces religions dirigées par des hommes opprimant. Nous avons aujourd’hui la preuve que les religions ne viennent pas de Dieu mais des hommes misogynes, on peut vivre une spiritualité sans ces institutions cléricales.
Andréa Richard,
> Message posté par Jacques A Nadeau <nadeauj77@yahoo.ca> à la suite de l’article « Pourquoi ce “silence” ».
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** Pourquoi ce “silence” **
> Le Vatican a récemment précisé que la pédophilie et l’ordination de femmes sont des crimes mais … « pas de même nature » selon la loi canonique. La pédophilie dans le clergé serait un crime contre la morale alors que l’ordination de femmes serait un crime contre un sacrement.
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> Dans le cas du crime canonique contre un sacrement qu’est l’ordination de femmes, la sanction est l’excommunication automatique des femmes ordonnées ainsi que des évêques qui les ont ordonné.
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> Dans le cas du crime canonique contre la morale qu’est la pédophilie par des membres du clergé, la sanction peut être l’exclusion de l’état ecclésiastique. Pas question d’excommunication automatique, ni pour les prêtres pédophiles ni pour les évêques qui les auraient couvert.
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> En comparant le degré de sévérité des sanctions canoniques dans l’un et l’autre des cas, il est évident que le Vatican considère l’ordination de femmes comme étant un crime plus grave que la pédophilie.
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> Et puisque dans la vraie vie, celle de la société civile, la pédophilie est un crime considéré comme très grave par le code criminel canadien, et que des évêques ont quand même gardé le silence pendant de longues années alors qu’ils savaient que des crimes contre la loi des hommes étaient commis en leur sein il n’est pas du tout étonnant qu’ils gardent le silence pour un crime exclusivement canonique (l’ordination de femmes) qui n’entraine aucune conséquence dans la société civile.
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> D’autant plus qu’au Québec nos religieux sont confortés par la collaboration complaisante de la population en général qui, à la fois, s’accroche à une image idéalisée de l’Église catholique et qui redoute de se faire ostraciser pour « anticléricalisme ».
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> Jacques A Nadeau
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À Verdun Pas de nus dans les lieux publics « Compte tenu qu’il y a une école attachée à notre centre communautaire et que les enfants passent tous les jours dans ce hall [...] vous comprendrez qu’il ne faut aucune perception ou allusion d’un sein [sic], d’une fesse ou d’une partie génitale dans les tableaux présentés en exposition. « Journal Le Devoir » le 22 janvier dernier.
Mépriser son corps a toujours fait partie de la doctrine du clergé catholique.
“Que de tabous créés par l’Église autour du corps et de la sexualité ! Tout acte d’amour accompli sexuellement demandait ensuite une purification par le jeûne et la pénitence. Toute formulation du terme juste pour désigner les parties « dites » intimes du corps devenait vulgaire. Appeler par leur nom le pénis, le vagin ou les fesses relevait du scandale. N’était-ce pas suffisant pour engendrer chez l’être humain l’obsession de l’interdit. Non seulement l’éducation sexuelle était-elle proscrite, mais on culpabilisait les gens d’être sexués.” (extrait de mon livre : L’Essence de la vie (septentrion)
Pas étonnant que ces tabous aient conduit les assoiffés de perfection au désir angélique. La vie religieuse devenait le plus parfait exutoire pour renier son corps ou, encore, le protéger du mal, et que encore aujourd’hui la -pudibonderie- s’exprime à Verdun, par le rejet de tableaux de nudité qui sont pourtant d’une grande beauté)
Ma mère, aujourd’hui décédée, étendait mon frère bébé nu devant moi, pour le changer de couche, j’avais environ douze ans. Une copine dont la mère était scrupuleuse et assidue aux sermons des curés, était un jour chez moi et constata le portrait devant elle, ce qui l’a fit réagir et crier : “Oh ! Madame Richard, c’est un péché, voir les fesses !” Ma mère donna alors un petit baiser au pénis du bébé, avant de le poudrer et regarda la fillette droit dans les yeux en lui tenant affectueusement les mains, et lui dit : « Tu vois ma fillette, tu diras à ta mère que les foufounes c’est une partie du corps aussi belles que tes yeux et que tes mains, et qu’au lieu de les mépriser elle devrait t’apprendre a les respecter et a les aimer aussi bien que le reste de ton corps ! » Ma mère était une femme intelligente et pas du tout dévoyée.
Aimer son corps ne peut, en aucun cas, être un péché. Le corps n’est-il pas lui-même sacré ? On se prosterne devant le tabernacle qui abrite un morceau de pain et on traite la substance vivante et génératrice de vie qu’est le corps comme un objet du mal.
Si on cessait de se mépriser, si on s’aimait soi-même ! Reconnaissons la beauté qui nous habite ! C’est ainsi que l’amour pourra enfin s’exprimer. Si la sexualité avait été présentée de façon positive, combien de souffrances et des combats auraient été évités ! Combien de crimes n’auraient jamais eu lieu et combien d’abjections n’auraient jamais vu le jour ! Présentons la vie de façon positive, plutôt que par la négative. L’Amour de soi et être bien dans sa peau, c’est important. S’aimer soi-même, découvrir que l’on s’aime est le constat de la capacité d’aimer les autres.
Aimer son corps : lorsque j’animais des sessions à des groupes de jeunes sur le thème de l’Amour, j’étais étonnée de constater qu’un nombre incroyable de belles jeunes filles se trouvaient laides, qu’elles détestaient leur nez, leur menton ou la couleur de leurs yeux, qu’elles n’aimaient pas leurs fesses ou encore leur stature. Je les faisais alors s’allonger sur le dos et, au son d’une musique douce, je les faisais voyager dans leur corps, de la tête aux pieds. Je les invitais à toucher chaque partie de leur corps : front, lèvres, cou, épaules, etc. en soulignant la grande beauté de ce corps qu’elles habitaient. Je leur lisais un texte que j’avais composé pour les aider à conscientiser la merveille qu’était chacun de leurs membres. Je les amenais par l’imaginaire à apprécier, par exemple, un œil. Un œil, quelle richesse ! Et tu en as deux ! Imagine pendant quelques instants que tu es aveugle, que tu ne peux plus voir, regarder… Alors, qu’ils soient bleus, verts ou bruns, quelle importance ? Toutes les couleurs sont belles. C’est ton droit de préférer une couleur à une autre, mais sois d’abord fière des yeux que, toi, tu as. Ce sont tes yeux, ils font partie de ce que tu es, toi, et pas une autre.
Ces séances étaient toujours suivies d’une période d’échange et d’une évaluation de l’expérience. Au fil du temps, je voyais ces jeunes filles se transformer et j’en étais ravie. Le regard qu’elles portaient sur leur corps n’était plus le même. S’aimer soi-même, c’est accepter son corps, c’est reconnaître ses qualités, ses talents, ses dons, c’est voir ce qui est beau et grand en soi. Pour s’aimer jusqu’à se sentir bien dans sa peau, il faut aussi s’accepter avec ses limites et ses imperfections sans les dramatiser. S’aimer soi-même, c’est construire à partir de ce que la vie nous a donné, c’est vouloir son propre bien, c’est vivre dans la gratitude la vie humaine et spirituelle qui habite chacun. Il ne s’agit pas de s’idolâtrer, mais de se considérer comme un Bien qui mérite amour et respect. Il sera beaucoup plus facile d’aimer les autres si on s’aime soi-même, il faut donc commencer par cela, ceci fait partie de l’éducation a donner aux jeunes.
À Verdun, on aurait avantage a faire voir à ces jeunes qui passent dans le hall, la beauté de ces tableaux plutôt qu’un dédain ou une peur de les voir.
Je trouve déplorable et triste que tant de jeunes filles se livrent à la prostitution. Si le respect du corps faisait partie des valeurs qu’on leur inculque dès le jeune âge, peut-être verrait-on moins de ces victimes du commerce du sexe et du pouvoir de l’argent.
Rechercher le bonheur en soi, la joie, l’illumination. Se rendre compte que la joie est en chacun, qu’on peut tout transformer, même le poison en élixir. La vie a donné à chacun les outils pour tout accomplir, à partir de soi-même. On peut accomplir des tâches, des projets merveilleux, et ne jamais s’accomplir soi-même, ce qui serait pourtant la plus grande des richesses.
Pendant des siècles, le mépris de la chair et du sexe a empoisonné la vie de la majorité des couples catholiques. L’expression physique de la sexualité était régie par des règlements absurdes dont le code était dicté aux couples dans le détail. Les rapports sexuels, normalement empreints de plaisir, provoquaient une extrême culpabilisation qui, à son tour, conduisait souvent à des déséquilibres psychologiques graves. Le rejet de la sexualité venait en nette contradiction avec l’obligation - but ultime et seule excuse à la sexualité - de « faire des enfants ». Dans son livre Des eunuques pour le royaume des cieux, l’Église catholique et la sexualité, la théologienne Uta Ranke Heinemann nous relate plusieurs de ces aberrations : « Le plaisir n’est jamais sans péché, la sensation de plaisir sexuel est coupable, quelle qu’en soient les raisons ou les circonstances, même pour les éjaculations nocturnes involontaires. » Cette obscure conception de saint Augustin fut développée jusqu’à ses plus extrêmes conséquences. Ce problème spécifique aux religieux et aux prêtres - les écoulements de semence nocturnes et le degré de culpabilité qu’ils engendraient - préoccupait considérablement les théologiens. Les écrits des spécialistes sur ce sujet remplissent des bibliothèques entières. Elle ajoute : « Depuis toujours, les plus graves péchés de l’humanité sont réputés se commettre dans les chambres à coucher et non sur les champs de bataille par exemple. » « Saint Augustin (+ 430), un des Pères de l’Église, réussit à opérer une synthèse systématique entre le christianisme et l’hostilité au plaisir ou à la sexualité. Son influence sur la morale sexuelle chrétienne est incontestée : elle fut décisive pour les encycliques de Paul V1 (1968 et de Jean-Paul II (1981) condamnant la pilule. Il est celui qui ouvrit la voie, non seulement pour les siècles, mais pour les millénaires qui suivirent. L’histoire de l’éthique sexuelle chrétienne a été façonnée par lui. »
Je souhaite que le regard que l’on porte sur des nudités toutes naturelles, soit celui d’un regard sain et non celui d’un regard peureux, obsédé ou dédaigneux !
Époux de ma vie,
ma communion avec toi
en esprit et en chair
est
messe de dimanche
plus sublime
que cérémonie
d’Église.
Andréa Richard, auteure de l’Essence de la Vie (Septentrion)
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LA TACTIQUE DE LA PEUR
Les fondamentalistes de toutes les religions emploient la peur pour arriver à faire respecter, voir obéir à leurs doctrines et préceptes. C’est ce que fait le Cardinal Monsieur Ouellette. Il veut nous faire croire que c’est toute la société qui encourage l’avortement, que la banalisation de ce geste est généralisé par ceux qui le font ou l’encouragent, ce qui est faux. C’est la stratégie de désinformation par l’exagération en clamant que c’est “le culte de la mort”. En principe je ne suis pas pour l’avortement, mais dans le début d’une grossesse on ne peut pas dire qu’on tue un enfant! Monsieur le Cardinal Ouellette va jusqu’à dire que même une femme violée qui avorte commet un crime! il parle pas du violeur! Il semble ignorer le drame psychologique que la personne violée vit. Obliger une fille ou une femme traumatisée par un viol et un violeur a porter l’enfant de ce criminel, pourrait conduire à la destruction de cette personne et même au suicide. Sans considération, essayer de culpabiliser les femmes avortées, c’est inhumain!
Andréa Richard,
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Une commission va tenir des audiences sur le débat qui dure depuis trois ans, celui des accommodements dits raisonnables, en lien avec la (ou les) religion(s).
Le véritable problème réside dans une petite phrase du préambule de la Charte Canadienne des droits et libertés : « Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et Sa primauté en droit. » Voilà qui donne aux religions la priorité dans un pays qui se veut pourtant laïc.
Cette simple petite phrase donne aussi licence pour accommoder des religions dont les dieux diffèrent de celui des chrétiens et dont les lois sont contraires à nos valeurs. On évoque un ou des dieux que personne n’a jamais vus ni connus et qui, selon les recherches historiques, scientifiques et archéologiques des dernières années, n’auraient même jamais existé. Si ce constat s’avérait véridique (si tant est qu’il soit possible de valider l’existence ou l’inexistence d’un ou de plusieurs dieux), les générations à venir pourraient qualifier d’idiotie ce préambule de notre charte. Il faudrait vraiment supprimer ce préambule, ces quelques mots à la source de conflits majeurs et de divisions au cœur de la société canadienne.
La loi 94, si elle est appliquée, ne sera qu’un palliatif. Une charte de la laïcité serait plus adéquate, même si elle aussi rencontrera le problème du préambule de la charte.
La société de demain sera laïque ou théocratique – c’est-à-dire religieuse – et dans ce dernier cas, des guerres seront inévitables.
Andréa Richard, membre de l’UNEQ
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On ne peut « mieux » partir du mauvais pied…
On peut lire dans le Nouvelliste du vendredi 7 mai que neuf jeunes Irakiennes « voilées » ont été accueillies à l’école secondaire des Pionniers. Concernant le port du voile, le directeur adjoint de l’établissement, et je le cite, a pris une position de recul en n’exigeant pas qu’elles se soumettent au même règlement que les autres élèves : « Nous, on ne leur a pas demandé de l’enlever même si dans notre code de vie, on dit de ne rien mettre sur la tête. » Il me semble que c’est l’envers de -pionniers- dont on se donne le nom!
Pourquoi accorder un tel privilège aux nouveaux arrivants que nous accueillons généreusement? Est-ce à nous de nous adapter ou à eux? Est-ce vraiment la bonne façon de les aider à s’intégrer? M. le directeur, ignorez-vous les problèmes que soulèvent actuellement le port du voile dans plusieurs pays? Ignorez-vous que, même dans certains pays musulmans, le port du voile est interdit à l’université et dans certains milieux scolaires? En leur permettant d’agir à leur guise dès leur arrivée chez nous, vous prêchez par la négative et les privez d’une opportunité idéale d’intégration tout en leur fournissant celle de faire bande à part. Pourtant, c’est dès le début qu’on devrait leur expliquer nos valeurs et les inviter à respecter, comme les autres élèvent, les règlements. En leur accordant des privilèges sous des prétextes religieux, on les expose à subir les frustrations qui ne manqueront pas de s’ensuivre. Les Québécois ont pourtant été clairs en exprimant leur désaccord avec les accommodements religieux! J’aurais souhaité que Trois-Rivières donne l’exemple… mais c’est le contraire qui se produit! Pourtant une école ou un État se doit d’être neutre et démocratique où hommes et femmes, enfants et adultes, gens de toute couleur et de toute origine sont traités également.
“Rien n’est plus vicieux que ce mélange entre tolérance et vertu, fait social et politique pancanadienne. Le recours aux accommodements raisonnables est une technique détournée d’affirmation de multiculturalisme et du droit d’échapper aux normes communes par la religion.” disait Mme Marie-Andrée Bertrand, Docteure en criminologie, Professeure émérite de l’Université de Montréal et Membre de l’Ordre national du Québec, lors de sa conférence à Trois-Rivières, le 8 mars dernier, journée internationale de la femme.
Je souhaite, pour que la leçon porte, voir un groupe de garçons et de filles se présenter à leurs cours coiffés de casquettes, chapeaux, bérets imprégnés de croix voyantes et autres accoutrements. Oseriez-vous appliquer votre règlement envers eux? Ils devraient pourtant en être exemptés.
On espère des nouveaux arrivants qu’ils apprennent les lois et coutumes et s’y conforment et la grande majorité d’entre eux le font; ne sont-ils pas venus dans l’espoir de trouver ici un pays libre et laïc? Encore faut-il leur offrir les moyens de s’y intégrer.
Lorsqu’on se trouve en position d’autorité, il est indispensable d’étudier les dossiers que l’on doit traiter, s’instruire sur le sujet, s’informer et consulter avant de prendre des décisions qui, à long terme, (en me basant sur ce qui se passe ailleurs) n’auront que des conséquences néfastes.
Andréa Richard auteure de Femme après le cloître et Au-delà de la religion.
6501 Daviau
Trois-Rivières
G9A 6R3
819-379-1712
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Le Cours ECR, cours d’éthique et de culture religieuse est non seulement remis en question, mais on demande de l’abolir. À mon avis, un cours EP, d’éthique et de philosophie pourrait avantageusement remplacer le ECR. Ceci pourrait s’appliquer au primaire, au secondaire et se poursuivre à l’Université.
La pratique de l’Éthique implique des valeurs. Une valeur distingue l’individu en tant qu’être pensant. Dans un monde où l’on constate et déplore la malhonnêteté et la fourberie, l’honnêteté et la droiture deviennent des valeurs appréciées et reconnues. La valeur est aussi ce qui se doit d’être appliquée pour son bien propre, commun et universel, sans quoi le monde ne pourrait se réaliser en santé et en beauté.
L’école publique, devenant école de pensée, pourrait apprendre aux jeunes à réfléchir sur les grands enjeux de la vie, à analyser, à déduire : et ainsi les habituer à développer un mode de pensée plus raisonnée. Pourquoi ne pas organiser avec eux, ainsi qu’avec des parents, des forums, des dialogues, des discussions, sur l’actualité, sur la politique des différents pays, sur l’avenir de la société, etc. Ils se sentiraient plus impliqués et prendraient, à mon avis, davantage intérêt à la planète terre et à tout ce qui « grouille » près d’eux et loin d’eux…La philosophie pourrait être la solution à condition qu’elle évolue et soit plus près de la vie; n’a-t-elle pas pour base un des plus importants éléments de la vie : la réflexion ? Donner l’opportunité de philosopher. L’émergence des philosophes, à notre époque, prouve bien que la modernité prend le pas sur la notion des temps immuables. Reconnaissons que les sociétés traditionnelles ne sentaient pas le besoin de philosophes puisqu’elles ne souhaitaient rien changer de leurs croyances et de leur culture. La démocratie a ouvert de nouvelles avenues, et elle se doit de continuer de le faire. C’est un besoin urgent que d’établir dans le système scolaire, un nouveau programme remplaçant le cours actuel ECR et ce nouveau programme pourrait être celui dont je donne le nom : EP Éthique et Philosophie.
Andréa Richard,
p.s. l’approfondissement de cette idée se trouve dans mes livres Au-delà de la religion et l’Essence de la vie.
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Bonjour madame Richard,
Cela fait maintenant une semaine que je vous ai rencontré au Salon du livre. Une semaine aussi, que j’ai acheté votre autobiographie et que vous m’avez tendu cette carte d’affaire. D’ailleurs, cet achat fut spécial. Je voulais absolument repartir du Salon avec un livre, mais après avoir fait le tour de la grande salle, je ne voyais rien qui ne m’intéressait vraiment. Puis, votre nom m’est venu à l’esprit. C’était curieux car dès le début, j’avais l’impression qu’il fallait que j’aille vous voir. Ce que je fis, et avec raison.
J’ai maintenant terminé la lecture de votre livre. Et j’ai beacoup aimé. Votre passé m’a bouleversé et consterné. Mais il faut dire que je suis d’accord sur votre point de vue depuis le début. J’ai 19 ans, et l’institution religieuse me paraît comme un frein à la spiritualité, qui elle, est très personnelle. Ce n’est pas pour rien si la plupart des jeunes de mon âge ont la religion en horreur. Mais vous devez le savoir mieux que moi.
Quoi qu’il en soit, j’ai été heureuse de vous lire. cela me donne envie de vous connaître davantage car je suis convaincue que vous êtes une personne d’une grande qualité.
Merci beaucoup pour cette conscience et cet amour,
Émilie Carpentier
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La prise de position du gouvernement Charest est un premier pas fort apprécié : on ne peut servir ou être servi dans un lieu public le visage caché. On ne pourra donc plus évoquer le prétexte d’une religion qui exigerait cela. J’espérais qu’il nous annonce qu’il n’y aurait plus d’accommodements liés à une religion. Au lieu de cela, il évoque une laïcité ouverte, or une laïcité ce n’est pas ouverte ou fermée, c’est une laïcité point. Une laïcité dite ouverte, c’est un piège pour encore accommoder, est-ce que ce sera du cas par cas ?
La question demeure toujours, le voile avec visage découvert, sera-t-il par exemple, permis pour les élèves à l’école ? Si le voile n’est pas un symbole religieux mais un symbole politique et discriminant pour les femmes qui le portent, pourquoi l’accepter ? Si des garçons décidaient de porter leurs casquettes en classe, est-ce qu’on l’accepterait ? Pourquoi ne pas interdire dès maintenant tous les accommodements religieux, de quoi a-t-on peur ?
Le crucifix à l’assemblée nationale restera accroché. Puisque ce crucifix a été commandé par Duplessis afin de signifier, à l’époque, la suprématie de la religion sur l’état, ce serait juste qu’on l’enlève pour dire le contraire : la laïcité a primauté sur la religion.
Un jeune étudiant en philosophie, Jean-François Veilleux, propose qu’on le remplace par l’emblème de la fleur de lys. Bonne idée : pas enlever, mais remplacer ! C’est moins heurtant pour les susceptibilités. Le crucifix sera toujours respecté, mais on devrait le mettre à sa place, dans un musé, par exemple le musé des religions, à Nicolet.
M.Charest a aussi dans son discours, évoqué “le pluraliste”, or dira Mme Marie-Andrée Bertrand, criminologue bien connue, lors d’une conférence de presse à Trois-Rivières, le 8 mars dernier, en la journée de la femme, “Les pluralistes s’inspirent de la doctrine fédérale du multiculturalisme qui nie la singularité québécoise.”
La tolérance est au menu. Pourtant la tolérance peut devenir « lâcheté » lorsque nous accordons des accommodements qui vont à l’encontre de nos valeurs et de notre dignité, ou au détriment des citoyens et citoyennes québécois et québécoises. On devrait décider si c’est raisonnable ou pas…mais qui va décider ? Quelles seront les critères concrets ? On ne veut pas de signes ostentatoires, mais qui va dire ou décider ce qui est ostentatoire et ce qui ne l’ai pas ?
Avec un groupe de citoyens et citoyennes, j’ai rencontré la semaine dernière Mesdames Pauline Marois, Louise Beaudoin et la députée Noëlla Champagne. Cette rencontre nous confirme que le parti québécois qui prévoit une charte de la laïcité ira plus loin et aura un projet beaucoup plus élaboré et satisfaisant, que celui que nous présente aujourd’hui le 24 mars, M. Charest.
Il nous faut une charte de la laïcité, sans cela le problème découlant des accommodements religieux ainsi que la montée significative de l’Islam, ne sera pas réglé et suscitera encore bien des conflits !
Andréa Richard,
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Le pape Benoît XVI s’excuse pour les crimes des prêtres irlandais pédophiles couverts par leur hiérarchie. Plusieurs évêques mis en cause dans ce scandale retentissant seraient sur le point d’annoncer leur démission. Il paraît inconcevable qu’en 1962 aux États-Unis, un texte de loi canonique émis par le Vatican a imposé “le secret absolu” sur les scandales pédophiles de l’époque. Ce document a été largement cité en 2002 au sujet de nouveaux scandales d’ecclésiastiques coupables de pédophilie. Cette loi canonique imposait une omerta religieuse aux cardinaux, évêques et prêtres au courant de ces actes ignobles. Ce texte canonique de 39 pages, intitulé “Crimen Sollicitationis”, c’est-à-dire “La sollicitation au crime” fut édicté par le pape Paul VI. Il a imposé aux évêques et aux cardinaux, le secret absolu lorsqu’ils enquêtent sur les cas d’agressions sexuelles commis par les membres du clergé. Ce secret s’imposait à tous, y compris aux victimes, sous peine d’excommunication. ??Un documentaire de la BBC sur les crimes sexuels et le Vatican souligne que l’homme chargé d’appliquer cette nouvelle loi pendant vingt ans n’était nul autre que le Cardinal Joseph Ratzinger, devenu ensuite le pape Benoît XVI. Le Cardinal avait déclaré avoir été contraint de faire partie de la jeunesse nazie pendant la Seconde Guerre mondiale. De fait, en tant que préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi de 1981 à 2005, Il était devenu un adulte libre de penser et d’agir au moment où il devait appliquer cette «Omertà religieuse». C’est lui qui était le plus haut responsable au sein de l’Église pour gérer ces cas de pédophilie et d’abus sexuels imputés à des ecclésiastiques. Aux États-Unis, les avocats représentant des victimes d’actes pédophiles commis par des ecclésiastiques avaient d’ailleurs produit le fameux document Crimen sollicitationis pour dénoncer la loi du secret en vigueur dans l’Église catholique. Interrogé par la BBC, le père Tom Doyle, un expert du droit canon renvoyé du Vatican parce qu’il avait critiqué sa manière de gérer ces cas d’abus sexuels, va dans le même sens : il s’agit, selon lui, d’une politique explicite visant à enlever tout droit de parole aux victimes.
À Londres en 2001, une commission formée par l’Église catholique a fourni un rapport recommandant que soient étroitement surveillés les membres du clergé catholique, afin de protéger les enfants contre les abus sexuels. Ce fléau maintenant dévoilé dans plusieurs pays.
Le documentaire « Quand la vie est un combat », télévisé le 15 novembre 2001, révèle le problème grave du célibat des prêtres responsables, selon eux, du fléau d’abus sexuels de la part des prêtres pédophiles, homosexuels et hétérosexuels. C’est le constat d’une étude effectuée sur plusieurs années, par une équipe formée d’un prêtre, d’un avocat et d’autres professionnels. À tort ou à raison, les autorités de l’Église refusent d’y voir la causalité. Ce fléau doit être très pénible pour les prêtres demeurés intègres. Les nouveaux cardinaux sont, dès qu’ils prononcent leurs vœux, soumis à un code leur interdisant de divulguer toute vérité pouvant faire scandale ou porter préjudice à l’Église. Cette loi du silence cherche à cacher que plus de 50 % des prêtres ne respectent pas leur engagement au célibat, qu’un réseau interne de l’Église protège les pédophiles et les agresseurs, qu’on a dénombré 120,000 prêtres, défroqués pour se marier, que 15% des prêtres ont des activités homosexuelles, et selon l’Agence France-Presse du 28 février 2004, aux États-Unis, près de 4,400 prêtres ont été reconnus pédophiles depuis 1950, et ont été accusés d’agression sexuelle sur près de 11,000 enfants. Et combien de prêtres ont femme et enfant(s), malgré le rejet systématique de toutes leurs requêtes auprès des autorités. On leur refuse le mariage ou la laïcisation en fermant obstinément les yeux sur la réalité. C’est la préservation du pouvoir qui compte. L’Église est vue comme une structure politique de pouvoir et d’argent. L’Église a jugé. Elle est maintenant jugée.
Ce qui est certain, par contre, c’est que ce n’est qu’au XIIe siècle que l’Église a édicté cette obligation au célibat, d’une part, pour renforcer son emprise sur la vie des prêtres, et d’autre part pour ne plus s’engager financièrement à faire vivre la famille des prêtres mariés. Ces mesures rétrogrades et oppressantes, qui agissent souvent comme des agents provocateurs, n’ont-elles pas causé suffisamment de dégradation et de drames ? Jean XXIII a dit que la discipline de l’Église, sur laquelle elle base son refus au mariage des prêtres, peut être changée dès demain par la signature d’un pape. Nouvelle preuve que la loi de Dieu, si souvent invoquée, n’y est pour rien. N’est-il pas temps pour toute personne humaine d’en référer à sa propre conscience, à la logique, au sens des responsabilités et aux réalités de la vie ? Or récemment le pape Benoît XV1 justifie le célibat des prêtres par une réponse des plus absurdes ! A deux psychologues qui recommandent la levée du Célibat le pape actuel répond : « Le célibat est le signe de la consécration tout entière au Seigneur », mais qui est ce « Seigneur » qui veut ces prêtres tout à lui pour lui, les empêchant d’aimer et d’être aimés ? Serait-ce le Seigneur Dieu d’Abraham, voir le livre de Bernard Lamborelle : Quiproquo Dieu, qui est le véritable Dieu d’Abraham ? (Éditions Editas)
Il m’apparaît honteux que les autorités vaticanes imposent le célibat aux prêtres et aux diacres qu’ils ordonnent. N’est-ce pas léser ces hommes dans leurs droits naturels et humains ? N’est-ce pas les priver de leur liberté fondamentale et légitime : le droit d’aimer et d’être aimé. Selon plusieurs psychologues, tous ces interdits, contre nature - une nature humaine, selon eux, créée par le dieu dont ils usurpent le nom - ne sont certes pas étrangers aux innombrables abus sexuels envers des enfants dont clercs et religieux se rendent coupables.
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