Archives pour janvier 2010
L’essence de la vie : pour en finir avec la confusion morale
Andréa Richard est une personnalité bien connue des milieux ecclésiastiques et philosophiques québécois. Femme d’un vécu particulièrement fertile, elle milite pour le remplacement de la religion par la philosophie en éducation. Les uns la regarde avec une certaine crainte, tandis que les autres applaudissent son combat.
Dans ce petit ouvrage, l’auteure nous propose une réflexion sur le sujet, mais également sur le sens de la vie en général. De nombreux thèmes y sont abordés, tous marqués au coin de l’amour : celui de soi comme celui des autres.
Madame Richard touche à de nombreux domaines avec ce livre. Et dans chacun, elle nous offre ses pensées sur l’univers qui l’entoure, avec de nombreuses remarques pleines de bon sens.
Par exemple, en ce qui a trait à l’amour, elle fait l’analyse de ce qu’on appelle le «coup de foudre». Sa sagacité lui fait voir les nombreuses trappes qui font si mal conjuguer le verbe aimer à tant de gens. Elle décortique le concept de l’amour moderne, et nous livre ses réflexions empreintes d’une solide expérience.
Du côté de l’éducation, la sagesse de l’auteure ne fait aucun doute. Elle abonde dans mon sens en ce qui a trait à la religion. Celle-ci devrait être un enseignement facultatif, en-dehors de l’école. Les religions, toutes dénominations confondues, ont la fâcheuse habitude de substituer leur vision de la vérité, et d’en entacher tout le parcours académique des élèves.
Un exemple me vient à l’esprit. Dans mes cours d’histoire au primaire, donnés par des religieuses, la religion faisait figure de proue, au point d’occulter des faits historiques documentés. Au secondaire, avec des professeurs laïcs, l’histoire devenait soudainement plus vivante, sans l’attachement malsain de la religion catholique à chaque événement. Entendons-nous : les religions ont leur place dans l’histoire des hommes. Mais en tant qu’élément historique, et non en tant que soi-disant vérité ou loi, recouvrant le savoir de son voile d’ignorance.
Un élément bénéfique des religions fut d’intégrer des règles d’éthique dans leurs enseignements. Cependant, cette notion peut aisément se détacher du contexte religieux, afin d’être enseignée à part entière. Un concept dont Andréa Richard se fait l’apôtre, en suggérant que la philosophie remplace la religion.
Ce livre se veut un parcours en quête de sa spiritualité personnelle. Comme le souligne l’auteure, son parcours n’est pas une panacée universelle. Mais, et c’est la beauté de ce petit ouvrage, chacun peut y prendre ce qu’il lui convient et l’adapter à sa propre spiritualité.
Prenez le temps de feuilleter L’Essence de la vie. Andréa Richard n’a pas réponse à tout, mais ce n’est pas le but de son ouvrage. Cependant, le trésor de sagesse qu’il renferme dépasse très largement le prix de vente!
L’Essence de la vie, Andréa Richard, Septentrion, 2007, 144 p.
L’essence de la vie : pour en finir avec la confusion morale
Andréa Richard est une personnalité bien connue des milieux ecclésiastiques et philosophiques québécois. Femme d’un vécu particulièrement fertile, elle milite pour le remplacement de la religion par la philosophie en éducation. Les uns la regarde avec une certaine crainte, tandis que les autres applaudissent son combat.
Dans ce petit ouvrage, l’auteure nous propose une réflexion sur le sujet, mais également sur le sens de la vie en général. De nombreux thèmes y sont abordés, tous marqués au coin de l’amour : celui de soi comme celui des autres.
Madame Richard touche à de nombreux domaines avec ce livre. Et dans chacun, elle nous offre ses pensées sur l’univers qui l’entoure, avec de nombreuses remarques pleines de bon sens.
Par exemple, en ce qui a trait à l’amour, elle fait l’analyse de ce qu’on appelle le «coup de foudre». Sa sagacité lui fait voir les nombreuses trappes qui font si mal conjuguer le verbe aimer à tant de gens. Elle décortique le concept de l’amour moderne, et nous livre ses réflexions empreintes d’une solide expérience.
Du côté de l’éducation, la sagesse de l’auteure ne fait aucun doute. Elle abonde dans mon sens en ce qui a trait à la religion. Celle-ci devrait être un enseignement facultatif, en-dehors de l’école. Les religions, toutes dénominations confondues, ont la fâcheuse habitude de substituer leur vision de la vérité, et d’en entacher tout le parcours académique des élèves.
Un exemple me vient à l’esprit. Dans mes cours d’histoire au primaire, donnés par des religieuses, la religion faisait figure de proue, au point d’occulter des faits historiques documentés. Au secondaire, avec des professeurs laïcs, l’histoire devenait soudainement plus vivante, sans l’attachement malsain de la religion catholique à chaque événement. Entendons-nous : les religions ont leur place dans l’histoire des hommes. Mais en tant qu’élément historique, et non en tant que soi-disant vérité ou loi, recouvrant le savoir de son voile d’ignorance.
Un élément bénéfique des religions fut d’intégrer des règles d’éthique dans leurs enseignements. Cependant, cette notion peut aisément se détacher du contexte religieux, afin d’être enseignée à part entière. Un concept dont Andréa Richard se fait l’apôtre, en suggérant que la philosophie remplace la religion.
Ce livre se veut un parcours en quête de sa spiritualité personnelle. Comme le souligne l’auteure, son parcours n’est pas une panacée universelle. Mais, et c’est la beauté de ce petit ouvrage, chacun peut y prendre ce qu’il lui convient et l’adapter à sa propre spiritualité.
Prenez le temps de feuilleter L’Essence de la vie. Andréa Richard n’a pas réponse à tout, mais ce n’est pas le but de son ouvrage. Cependant, le trésor de sagesse qu’il renferme dépasse très largement le prix de vente!
L’Essence de la vie, Andréa Richard, Septentrion, 2007, 144 p.
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OSONS DIRE LES VRAIES CHOSES
Je ne pense pas que les Québécois aient peur des étrangers. Osons le dire: c’est la religion musulmane (coran et charia) qui fait peur aux Québécois. Oui, nous avons peur que cette religion en vienne à s’implanter chez-nous de telle sorte que nous pourrions, tout comme dans les Pays-Bas, la France, l’Australie et l’Angleterre, voir les intégristes et les fanatiques de l’islam se glisser dans les hautes sphères du gouvernement pour ensuite s’imposer à notre société. Nous craignons qu’ils profitent de notre charte canadienne qui donne à Dieu la primauté sur la laïcité. Il est à noter que dans la dite constitution, Dieu est écrit au singulier. Qui est le bon, le vrai Dieu? Yahvé, dieu des chrétiens ou Allah, dieu des musulmans?
Nos peurs ne pourraient-elles être sagesse et prévention? Ne sont-elles pas préférables à la témérité issue de l’ignorance?
J’en viens au port du voile. La question peut paraître anodine, mais elle est pourtant loin de l’être (voir Ma vie à contre-coran, de Djemila Benhabib).
De nombreuses femmes, musulmanes elles-mêmes (dont des amies), nous mettent en garde en nous informant du fait que les porteuses du voile sont, en général, des fondamentalistes et des intégristes. Soit les hommes les obligent à le porter, soit elles croient obéir à Dieu et plaire aux imams.
Lorsque des musulmanes me disent être libres de porter ou non le voile, j’aimerais qu’elles sachent me le prouver non seulement en le portant, mais aussi en l’enlevant dans le cadre de leur travail, lorsque leur patron le souhaite ou encore par respect pour nous, les Québécois qui les accueillons. Les lois de certains pays musulmans exigent d’une femme canadienne qui se présente chez eux qu’elle revête le voile. Pourquoi l’inverse n’apparaît-il pas légitime? Pourquoi les lois du Québec n’interdiraient-elles pas le port du voile dans la sphère publique, puisque cela va à l’encontre de nos valeurs d’égalité homme/femme? L’accommodement, pour qu’il soit raisonnable, doit s’appliquer dans la réciprocité et non à sens unique.
À mon avis, c’est encore un pas en arrière que d’attendre qu’elles soient arrivées chez nous pour tenter de les convertir subtilement en leur donnant des emplois, selon les souhaits exprimés par Mme David et M. Khadir. Nos permissivités, sous le couvert des accommodements raisonnables, ne font que renforcer leur détermination à porter le voile ou tout autre symbole religieux ostentatoires. Sans compter la culture contraire à la nôtre qu’elles transmettront aux générations futures. Voilà qui favorise la fermentation des confrontations et des guerres.
Choisir nos immigrants ne représente-t-il pas un droit? Pourquoi accepterions-nous ceux qui, nous le savons, ne veulent pas s’intégrer et adopter nos valeurs? Pourquoi prendre le risque de les voir nous imposer les leurs dans l’espoir qu’elles supplanteront les nôtres?
M. Gérard Bouchard – qui souhaite relancer le débat en jouant sur les mots «interculturalisme vs «multiculturalisme» – ne semble pas comprendre que les Québécois savent ce qu’ils veulent, qu’il n’y a ni argent, ni énergies à gaspiller pour tout reprendre du début. Il n’a pas compris que nous n’accepterons pas que les soi-disant intellectuels décident pour nous.
Si MM. Bouchard et Taylor peuvent être blâmés pour n’avoir pas profité de la chance qui leur était offerte de se rallier au peuple et de recommander que des clauses soient ajoutées à la Charte des droits et libertés pour régler cette question, j’ose espérer que Québec Solidaire ne ratera pas aussi l’occasion d’écouter et d’«entendre» la voix des Québécois. L’heure des débats est passée… nous voulons maintenant des décisions de la part de nos gouvernements.
Andréa Richard
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Chrétienté et culte identitaire
(chronique parue dans le Zone Campus le 16 novembre, voici la version intégrale)
Le 5 novembre dernier, je suis allé assister à une conférence organisée par le Collectif citoyen pour l’égalité et la laïcité (CCIEL) devant une cinquantaine de personnes à la SSJB de la Mauricie. Le groupuscule présentait une pétition en faveur d’une charte de la laïcité au Québec. Mais est-ce vraiment nécessaire?
La société québécoise fait présentement face au retour - pourtant prévisible - d’une crise non réglée à propos de l’identité québécoise. Un débat social fait donc rage car les recommandations émise par Gérard Bouchard et Charles Taylor n’ont finalement jamais été appliquées par le gouvernement Charest. Les Québécois se demandent s’ils doivent permettre les symboles religieux dans la fonction publique ou encore s’ils peuvent se faire servir par un homme plutôt qu’une femme pour des motifs religieux. Je me demande également pourquoi on tient tant en enlever le crucifix de l’Assemblée nationale du Québec, un débat qui fait aussi actuellement beaucoup de vagues en France et en Italie. Pourquoi faut-il vraiment « ôter » quelque chose au lieu de tout simplement le remplacer?
Étant un symbole historique de la spécificité de la nation canadienne-française et du respect envers une institution qui a travaillé à notre survie collective, la place du crucifix chrétien est quand même assez pertinente à mon avis. Par contre, il est vrai qu’historiquement, la religion catholique a tout fait pour former l’élite bourgeoise montréalaise dans les collèges classiques et fût responsable entre autres du retard considérable de la gratuité scolaire pour l’école primaire obligatoire, qui n’arriva qu’en 1943.
D’un autre côté, si on tient à enlever tous les emblèmes religieux, il pourrait être intéressant d’y intégrer un symbole représentatif de notre identité comme le drapeau des patriotes, une paire de raquette, un bonnet de laine, un sceau pour récupérer l’eau d’érable ou même un drapeau blanc pourquoi pas! Un symbole international de paix serait peut-être plus près de notre pacifisme inné, qu’une religion qui porte comme blason un humain crucifié souffrant et agonisant se présentant comme l’unique représentant de Dieu…
Mais ce que je veux souligner c’est surtout l’importance de ne pas faire disparaître les symboles nationaux qui racontent notre histoire. Il faudrait plutôt les renforcir, les préciser, les expliquer, les valoriser afin qu’une conscience collective à l’échelle du Québec puisse continuer de croître. Le meilleur symbole à l’Assemblée nationale serait une fleur de lys.
Remplacer nos anciennes traditions catholiques par la volonté de promouvoir le fait français en Amérique, enverrait un signal supplémentaire à tous ces immigrants qui tentent de faire ce qu’ils veulent alors qu’ils sont chez nous. L’intégration n’est pas un synonyme de soumission envers les nouveaux arrivants, mais c’est bien à eux de s’incorporer dans le corps social de la nation et il est de notre devoir de leur faire connaître nos valeurs et nos choix sociaux tels que l’égalité homme/femme, l’avortement, l’euthanasie ainsi que des institutions scolaires, juridiques et sociales laïques, c’est-à-dire impartiales qui donnent priorité à la langue française.
Comme l’indiquait le CCIEL, un symbole religieux c’est littéralement un « discours ». Vous imaginez-vous arriver au CLSC et l’infirmière porte un macaron indiquant « L’avortement mène en Enfer », « L’homosexualité est un crime » ou encore « Les femmes sont des pécheresses nées »?!
En conclusion, une charte pour la laïcité est un pas de plus non seulement nécessaire mais urgent pour démontrer la neutralité de l’État québécois face à des religions qui prônent plutôt des croyances personnelles que des valeurs universelles et qui veulent s’accaparer notre paysage public. Le Québec a su soustraire la religion de ses écoles dans les années 1970 et il serait désormais aberrant de combler cette place par d’autres religions dont certaines d’entre elles ose affirmer encore l’infériorité naturelle de la femme et son devoir d’obéissance à son mari, sans oublier la recommandation de traditions barbares comme la lapidation, les mutilations génitales (excision, circoncision), le port de vêtements obligatoires et j’en passe.
Maintenant, reste à savoir quels éléments religieux déjà présents au Québec devrait-on conserver pour leur valeur historique et symbolique. Par exemple, il serait absurde et contre-productif d’effacer tous les noms de villages commençant par Saint… Bienvenue à Boniface, Arsène et Paul!!! Et je n’ai certainement pas envie d’appeler dorénavant un sapin de noël, un arbre du solstice d’hiver! Et vous ?
***
Un jour, il faudra avouer que jamais la majorité ne devrait placer les droits des religions au-dessus des valeurs sociales historiques de la nation québécoise alias canadienne-française (pacifisme, neutralité de l’État, égalité homme/femme, valorisation des arts et de la culture, goût sincère pour la mémoire du passé, etc.)
Une démocratie s’exerce par la volonté du plus grand nombre dit-on. Un récent sondage indiquait que « les Québécois sont hostiles aux accommodements dits raisonnables : il y en a trop estiment-ils à hauteur de 68% et on ne devrait plus y consentir (57% à 90% selon le cas) ». C’est donc maintenant à nous de proclamer haut et fort que le multiculturalisme de Trudeau n’est pas une idéologie politique gagnante.
C’est bien beau s’ouvrir sur le monde mais la base fondamentale, c’est bien de ne jamais oublier qui l’on est. C’est l’identité primordiale et cet attachement spécifique à un groupe en particulier qui nous invite à agir de telle ou telle façon. Tous les humains partagent une même identité qui se résume en l’espèce humaine, mais je suis d’abord un canadien-français - depuis 250 ans l’année prochaine exactement. Ce nationalisme coule dans mon sang et lorsque je vois un Canada qui gaspille 200 millions par mois pour la guerre en Afghanistan, qui tente de réprimer la langue fondatrice du Canada depuis plusieurs générations, qui est l’un des 3 seuls pays à ne jamais avoir signer la charte de droits des autochtones, qui investi davantage d’argent dans la sphère militaire qu’en éducation et qui démontre une incompétence monstrueuse en matière de protection de l’environnement… je veux quitter ce Canada.
Mon identité nationale est bel et bien québécoise (sous-entendue canadienne-française) avant de m’ouvrir sur le monde. Une ouverture qui s’accompagne également de l’importance de rester soi-même. La langue française : c’est le fondement capital de notre nationalisme. Pas l’inclusion de n’importe qui et de n’importe quelle croyance et culture! Mais bien l’intégration à notre socle commun, NOTRE identité. Ce n’est pas une fermeture aux autres, c’est l’acceptation totale de ce que nous sommes, par les nouveaux arrivants, dans le vouloir vivre ensemble.
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Une république débarrassée du féodalisme et du contrôle des systèmes religieux
Québec pourrait le devenir
La stagnation emprisonne, nous voulons une société toujours en mouvement et désireuse d’aller de l’avant, vers un monde meilleur et vers une spiritualité vivante. Je veux synchroniser mes pas à ceux d’une société en marche vers l’évolution, dans une conscience individuelle et universelle sans cesse en mouvement.
Si l’Église avait su être ouverte au mouvement, elle aurait ainsi été capable de s’adapter a notre monde d’évolution. La plus grande erreur de l’Église a justement été d’avoir coulé la religion dans le ciment de ses dogmes et de ses doctrines une fois pour toutes ! Oui, la grande erreur a été le refus de soumettre la religion au mouvement de l’esprit. On l’a enfermée dans l’inflexibilité des lois et des structures.
Cette erreur de base ne pourra être réparée que dans la mesure où l’on redonnera à l’esprit sa liberté et à la raison, la place qui lui revient.
En la Révolution tranquille des années 60, une porte s’est ouverte.
La conscience endormie s’est réveillée.
La liberté a repris son souffle, mais elle flotte encore entre la loi et la raison.
Un nouveau pape en la personne de Benoît XVI va à reculons, alors que nous voulons un mouvement vers l’avant…Or, l’essence même de l’Esprit est représentative du mouvement, l’esprit est depuis toujours comparé à un souffle, un vent qui, en toute logique, change de direction et provoque le changement.
Dans les institutions, un changement s’impose : on n’a pas à être protestant, catholique ou musulman, non, on est un individu avec son nom qui est son identité. On est citoyen ou citoyenne, dans des espaces et dans des lieux qui se veulent laïcs.
Nicolas Sarkozy, président de la France, disait : “la société est malade.” Oui, parce qu’elle aussi est -stagnante- Les chartes et les constitutions semblent intouchables, on refuse de les adapter à nos nouvelles réalités, et elles sont sources de division interne.
J’en arrive à souhaiter et a rêver l’avènement d’un nouveau pays, un pays libre, un pays en mesure de se donner une nouvelle constitution et de nouvelles chartes pour établir son entière laïcité et liberté. Oui, il nous faudrait un nouveau pays qui établirait des valeurs saines pour un monde politique meilleur - un pays qui établirait des valeurs transmises par l’Éducation. Il devient essentiel d’enseigner l’éthique, ainsi que les valeurs morales et universelles. C’est à ce prix qu’une véritable spiritualité, empreinte d’amour, pourra émerger du respect des lois harmonieuses de la nature, de la reconnaissance de sa beauté, de sa vérité et de ses exigences écologiques. Bref, une ascèse sans rite sacrificiel, une vie saine et équilibrée garante de santé représentent un idéal à atteindre. Il en résulterait pour tous une vie plus réussie et plus heureuse, sur le plan autant individuel que collectif.
Pour l’évolution et l’équilibre de la société, une laïcité sans faille doit de toute urgence prendre place. Pour ce faire, il nous faut un pays nouveau.
Et ce pays nouveau qu’il faudrait ? J’ose penser que le Québec pourrait le devenir, une république débarrassée du féodalisme et du contrôle de systèmes religieux. Une république modèle et source d’inspirations. Je crois déceler au Québec des mentalités ouvertes et dégagées d’un passé religieux, et maintenant disposées à former cette république tant de fois évoquée et souhaitée.
C’est tout le système religieux et le système politique établis qui doivent être renouvelés. Nicolas Sarkozy, disait aussi : “Il faut réintroduire dans l’économie une éthique, des principes de justice, une responsabilité morale et sociale.” Oui, en plus des religions, c’est la politique, c’est le capitalisme, c’est la société qui sont malades, et qui doivent être réformés. Le capitalisme est malade parce qu’on l’a laissé faire à sa guise, comme on laisse faire à leur guise les autorités religieuses et les autorités politiques. On ne peut plus laisser les dirigeants religieux et les hyper-riches régler et décider pour la vie du monde.
J’ai confiance en la génération des jeunes d’aujourd’hui,qui, tout comme le nouveau président de États-Unis, Barack Obama, homme intègre et qui a fait preuve d’une grande dignité auront à coeur cette réforme mondiale qui s’impose. Mais je fonde mes espoirs en tous ces jeunes que j’observe et dont l’intégrité et l’intelligence mes semblent évidentes.
Pour la préservation de notre langue, pour la laïcité qui inclut l’égalité de l’homme et de la femme, pour un non “multiculturalisme” et enfin pour que notre Québec puisse être non stagnant mais en progression, non seulement il y a une urgence de la laïcité, mais je crois qu’il nous faut un pays libre ou une république débarrassée du féodalisme et du contrôle des systèmes religieux et politiques.
Andréa Richard,
commentaires:
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7 janvier 2010, par Serge Charbonneau
Ouf ! C’est un tourbillon votre texte, Mme Richard. La religion, l’église, le pape, même Sarkozy !
Vous nous étourdissez un peu.
Mais je suis bien d’accord avec vous, il serait bon d’avoir un Pays. Il serait bon d’être ce Pays débarrassé du féodalisme et du contrôle des systèmes religieux.
Il serait bon d’être ce que nous sommes, la tête haute, sans arrogance, juste avec une fierté bien légitime. Une fierté que tout peuple qui se respect peut avoir et je dirais même : doit avoir.
Préserver notre langue belle. Vivre avec l’ouverture de la laïcité.
Avoir un Pays régi par des valeurs Humaines. Faire un pays où ces valeurs seraient le ciment de notre communauté québécoise.
Abolir le sexisme et tous ces mondes qui divisent les sexes.
Respecter les croyances, mais avoir un Pays qui n’est soumis à aucune loi “divine”.
Les valeurs Humaines se reflètent dans bien des aspects des religions. Alors, la laïcité pourrait unir pour contrer les divisions religieuses.
J’aimerais bien que mes enfants puissent connaître ce Pays. Un Pays de nos racines, de notre évolution, de nos valeurs, de notre langue, un Pays qui nous ressemble et qui nous rassemble. Un Pays de notre cœur.
Merci pour votre texte, Mme Richard, il alimente la réflexion.
Comme disait Félix :
« Les fruits sont mûrs Dans les vergers De mon pays
Ça signifie L’heure est venue Si t’as compris… »
Serge Charbonneau
Québec
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Une république débarrassée du féodalisme et du contrôle des systèmes religieux
7 janvier 2010, par Grand-papa
Oui à la république mais attention républicains :
« Comme on ne peut pas faire de la politique avec une somme de volontés particulières, un dirigeant comme Sarkozy choisit la voie médiane, par sondage. Ce n’est pas la volonté générale, celle qui est guidée par la Raison pour Rousseau, mais une volonté moyenne, qui correspond à l’opinion moyenne, celle que l’on désigne par “opinion publique”…On est dans une doxocratie [démocratie d’opinion] plus que dans une démocratie. Sur ce point, la république des sondages rencontre une nouvelle fois la télévision, qui est la dictature de l’audience. »
François Jost - Le téléprésident : essai sur un pouvoir médiatique - 2008, page 159
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Une république débarrassée du féodalisme et du contrôle des systèmes religieux
7 janvier 2010
Je partage entièrement les idées émises dans votre texte, madame Richard.
Le Québec a évolué très rapidement de 1960 à 1980 et tout s’est arrêté soudainement avec la perte du premier référendum. J’en avais déduit que le Québec avait besoin de reprendre son souffle… Un deuxième essai en 1995 n’a pas non plus donné les effets escomptés même si le résultat a été très serré et qu’on sait maintenant depuis 2004 avec le scandale des commandites qu’on s’est fait voler ce référendum.
Il est plus que temps, je crois, que le Québec se remette en marche non pas individuellement mais collectivement car nous avons tous les atouts nécessaires pour devenir un pays modèle du XXI siècle. Malheureusement, je ne crois pas que ça se fera sous la gouverne de Jean Charest. Il faut donc se préparer pour une prochaine relève.
Réal Croteau
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