Archives pour décembre 2009
À la fois si simple et pourtant compliquée : une solution qui pourrait régler le problème que suscitent les accommodements liés à une religion. Il suffirait d’une volonté ferme de la part de nos dirigeants. Depuis deux mois, avec des personnes du Collectif citoyen pour l’Égalité et la laïcité qui se dévouent pour la cause d’une charte de la laïcité, nous avons visité des députés de la Mauricie, de la Beauce, de Montréal et autres pour présenter notre point de vue sur l’urgence d’une charte de la laïcité, et nous avons fait valoir les raisons justifiant cette demande. Le parti québécois est ouvert et semble en voir la nécessité. Les autres partis semblent patiner, hésitent, voir même ont peur que cela affecte le multiculturalisme et l’orientation donnée par le rapport Bouchard-Taylor. Au provincial il suffirait d’avoir une charte de la laïcité, pour régler –le problème des accommodements religieux-. Nous voulons qu’une charte de la laïcité soit conçue de façon responsable avec des balises claires et nettes sur l’orientation à donner.
Un autre problème est qu’il y a contradiction entre la Charte québécoise et la Constitution canadienne car cette dernière donne la préséance à Dieu et aux religions. Au fédéral, pour régler le problème des accommodements, il suffirait d’enlever le préambule de la Constitution canadienne en lequel il est écrit : « Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et la primauté du droit » ; (et ce Préambule doit servir à interpréter les autres articles de la charte, notamment l’article 2 qui consacre « la liberté de conscience et de religion ».)
J’ai décidé d’aller voir un député libéral, explicitement pour lui demander s’il accepterait de faire quelque chose au fédéral, en vue d’enlever ce préambule qui divise le Québec et le Canada… J’ai choisi Justin Trudeau, député de Papineau, d’une part parce que je pensais qu’étant jeune il serait sans doute ouvert d’esprit….et d’autre part, me disant que son père ne voulait pas ce préambule. En effet, la charte rédigée en juin 1980 ne devait pas avoir de préambule : C’est dans la version d’avril 1981 qu’on l’a ajouté. Pierre Eliott Trudeau ne voulait pas de référence à Dieu dans la Charte. Mais pour que les provinces de l’Ouest, en particulier le Manitoba, signent la charte, et aussi par des pressions relevant des religieux et des Conservateurs, il dut se plier. En 1999, le député Svend Robinson, du Nouveau Parti démocratique, a proposé à la Chambre des communes du Canada que la mention de Dieu soit retirée du préambule, mais il n’eut pas gain de cause.
Quelle ne fut pas ma surprise ! Non seulement on avait l’impession que M. Justin Trudeau ne voulait pas nous écouter parler, (j’avais demandé à Mme Marie-Michelle Poisson, présidente du mouvement laïc québécois de m’accompagner, ainsi que Mme Diane Guilbault, auteure de « Démocratie et égalité des sexes. ») ce fut un non catégorique, nous disant que lui il est croyant, qu’il a besoin de Dieu, que sans les religions on ne peut avoir des valeurs etc.… J’aurais voulu lui dire : « M.Trudeau, cela ne vous empêche nullement de croire en Dieu et de pratiquer votre religion, laïc ne veut pas dire athée, et tous, athées, croyants, agnostiques, nous avons tous des valeurs, notre identité est avant tout d’être citoyen, citoyenne, et ensembles citoyens et citoyennes, bien sûre que nous avons et que nous voulons vivre des valeurs humanitaires et universelles, telle que la paix, le partage, l’amour etc.…. La religion n’est pas une valeur, elle est une Institution des hommes. La religion et la spiritualité sont deux choses différentes….. Mais l’heure était là, il se devait d’aller ailleurs… En sortant j’ai osé lui dire : « M.Trudeau, avant de maintenir un non aussi catégorique, je vous demande de vous informer..et consulter… » Il ne serait pas normal qu’un parti doive endosser les convictions religieuses personnelles d’un député. Il a eu la générosité de nous dire que nous pouvons retourner le voir individuellement ou ensemble.
Le problème c’est que la province de Québec a une charte des droits et libertés de la personne en harmonie avec le Code civil. Le Canada a sa charte nommée Charte canadienne de droits et libertés, dont le préambule est que Dieu est l’être suprême. On ne peut alors que respecter les croyances religieuses. Les deux chartes sont en conflit. On peut avoir gain de cause en cour au Québec, mais ensuite la partie adverse va s’adresser au fédéral et pourra gagner sa cause par la charte canadienne qui a priorité sur la charte provinciale : elle abroge la charte québécoise en invoquant toutes sortes de clauses dérogatoires. Alors pourquoi s’obstiner a maintenir ce constat déplorable ? Ne serait-il pas simple d’enlever ce préambule qui divise, est-ce si compliqué ? si oui, pourquoi ? À mon avis, il suffirait de –vouloir- mais….les dirigeants de quelque parti que ce soit, sont-ils prêts a s’unir pour une même cause visant à régler un problème qui de jour en jour va en s’amplifiant parce que contrairement au passé, des nouvelles religions s’ajoutent à celles déjà existantes. On ne peut rester assis sur son passé et maintenir un présent au détriment d’un futur meilleur que l’on veut bâtir.
Andréa Richard
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L’amour ne se force pas, il est gratuit, mais il peut se développer et grandir. L’amour se nourrit de bien des façons, à chacun les siennes. L’harmonie découle de la réciprocité, le plaisir est alors partagé.
Voici des réponses d’enfants à la question posée par des spécialistes sur leur définition de l’amour:
Q. C’est quoi l’amour pour toi?
- Ma grand-mère a de l’arthrite, elle ne peut se pencher pour se peinturer les ongles d’orteils, alors mon grand-père, même s’il a lui aussi de l’arthrite, c’est toujours lui qui le fait pour elle. Rebecca,8 ans.
-L’amour c’est ce qui te fait sourire quand tu es fatigué. Terri, 4 ans.
-L’amour, c’est quand tu dis à un gars que tu aimes sa chemise, la même qu’il porte tous les jours. Noelle, 7 ans.
Anecdote mettant également en scène un enfant de quatre ans:
Un petit garçon, voyant un vieillard qui pleurait (il avait perdu son épouse), alla tout simplement s’asseoir sur ses genoux. PLus tard, sa mère lui demanda ce qu’il avait dit au monsieur et l’enfant répondit: “Rien, je l’ai juste aidé à pleurer”.
Aimer et être aimé, plus particuièrement d’une personne avec qui on partage sa vie, je pense que c’est ce qu’il y a de plus beau, de plus grand et de plus épanouissant pour l’être humain, c’est aussi le plus grand des sens de la vie! Plus on aime et on est aimé, plus son amour pour les autres grandit. L’amour engendre l’amour. (extraits l’Essence de la vie, septentrion, Andréa Richard)
À mes lecteurs je souhaite l’Amour, la Santé, la Paix et le Bonheur!
Andréa
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Démission du chef de l’Église catholique demandée
Le Pape Benoit XVI s’excuse pour les crimes des prêtres irlandais pédophiles couverts par leur hiérarchie. Plusieurs évêques mis en causes dans ce scandale retentissant seraient sur le point d’annoncer leur démission.”
Il parait inconcevable qu’en 1962 aux États-Unis, un texte de loi canonique émis par le Vatican a imposé “le secret absolu” sur les scandales pédophiles de l’époque. Ce document a été largement cité dans les années 2002 au sujet de nouveaux scandales d’ecclésiastiques coupables de pédophiles. Cette loi canonique imposait une omerta religieuse aux cardinaux, évêques et prêtres au courant de ces actes ignobles. Ce texte canonique de 39 pages intitulé “Crimen Sollicitationis”, c’est-à-dire “La sollicitation au crime” fut édictée par le pape Paul VI. Il a imposé aux évêques et aux cardinaux, le secret absolu lorsqu’ils enquêtent sur les cas d’agressions sexuelles commis par les membres du clergé. Ce secret s’imposait à tous, y compris aux victimes, sous peine d’excommunication.
Un documentaire de la BBC sur “Les crimes sexuels et le Vatican” souligne que l’homme chargé d’appliquer cette nouvelle loi pendant vingt ans n’était nul autre que le cardinal Joseph Ratzinger, devenu ensuite le pape Benoit XVI. Le Cardinal avait déclaré avoir été contraint de faire partie de la jeunesse Nazi pendant la seconde guerre mondiale. De fait, en tant que préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi de 1981 à 2005, Il était devenu un adulte libre de penser et d’agir au moment où il devait appliquer cette “Omerta religieuse”. C’est lui qui était le plus haut responsable au sein de l’Église pour gérer ces cas de pédophilie et d’abus sexuels imputés à des ecclésiastiques.
Aux États-Unis, les avocats représentant des victimes d’actes pédophiles commis par des ecclésiastiques avaient d’ailleurs produit le fameux document “Crimen sollicitationis” pour dénoncer la loi du secret en vigueur dans l’Église catholique. Interrogé par la BBC, le père Tom Doyle, un expert du droit canon renvoyé du Vatican parce qu’il avait critiqué sa manière de gérer ces cas d’abus sexuels, va dans le même sens : il s’agit, selon lui, d’une politique explicite visant à enlever tout droit à la parole aux victimes.
Nous pensons que comme complice et initiateur de cette loi du silence lourd de conséquences désastreuses, Monsieur Joseph Ratzinger, n’a pas d’autre choix de donner sa démission à la direction de l’Église catholique au titre de Pape.
Andréa Richard, auteur de Au-delà de la religion (6501 Daviau, Trois-Rivières, Qc. G9A 6R3)
Angélyne Vallée, professeur retraitée
André Drouin, ingénieur
France Bédard, présidente du mouvement victimes de prêtres
Ghyslain Parent, professeur a l’UQTR.
Louise Hubert, travailleuse sociale
Jean-Paul Michon, architecte
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Une dépêche de la Presse canadienne datée du 3 décembre 2009, reprise dans Cyberpresse, section Éthique et religion, faisait part d’une déclaration émise par le cardinal Javier Lozano Barragan de la Cité du Vatican :
«Les homosexuels et les transsexuels n’entreront jamais au Royaume des Cieux», a affirmé hier le cardinal Javier Lozano Barragan, ancien ministre de la Santé du Vatican.
Nous nous inscrivons en faux devant cette assertion infâme. Pareille affirmation fait preuve d’une grande ignorance. En plus, elle est contraire à l’évangile et à la philosophie de Jésus de qui, pourtant, le Vatican se réclame. Pour justifier sa déclaration, le cardinal Barragan ose l’attribuer à Saint Paul. «Si Saint-Paul l’a dit, selon le cardinal, c’est donc vrai.» Monsieur le Cardinal, pourquoi référer à un homme d’une autre époque, voire même d’une autre planète ? Est-ce que les hommes et les femmes d’aujourd’hui ne peuvent pas penser par eux-mêmes? Contrairement à vous, Monsieur, ils sont assez évolués et intelligents pour être indignés par vos propos désobligeants envers certains de nos semblables. Vos longues méditations ne vous ont-elles pas appris, comme l’enseignait Jésus, l’amour et le partage au lieu de répandre la haine et le rejet?
À ce propos, le mutisme de l’Assemblée des évêques catholiques du Canada est inquiétant. Son incompréhensible silence jette un climat trouble dans la société. Nous lui demandons instamment, dans le respect de nos chartes des droits, d’émettre un communiqué, se dissociant officiellement de cette déclaration blessante, injuste et discriminatoire.
Andréa Richard, auteure, Au-delà de la religion, Septentrion
Royal du Perron, éditeur, ZoneCulture.com
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