De coeur et de chair - dans le temps je passe…
Publié par ANDREA RICHARD dans Tous thèmesLa Société des Écrivains de la Mauricie célébrait hier soir ses trente ans par un spectacle littéraire à la Maison de la culture. L’objectif était de faire connaître les auteurs d’ici et un peu leur parcours, voici donc le mien.
De cÅ“ur et de chair - dans le temps je passe…
Â
Â
Au pays de la Sagouine
Sur le sable de la dune de Bouctouche
J’ai laissé mes empreintes
Â
Adolescente éprise d’idéal
Par les sœurs vite recrutée
Envoyée à Montréal, à New-York
Religieuse couronnée
Vers l’Europe envolée
Â
Avec charrette et cheval
Je parcours les marchés
De Paris, d’Asnières et de Neuilly
En quête de nourriture et d’argent
Destinés aux pauvres
Dont je soigne aussi les plaies.
Â
En quête d’absolu
Entre les murs d’un cloître
Je suis confirmée « voilée »
S’envolent alors
Toutes mes illusions
Reconnaissant sacré et divin
Dans la nature et dans l’humain
Â
Par le vent de la raison
Dévoilée
C’est au port de Trois-Rivières
Que j’accoste
Ville qui m’enchante
Ville de mes amours
Â
À ceux qui cherchent une autre voie
Que les chemins traditionnels
Une spiritualité vivante je propose
Dépouillée des certitudes doctrinales
Spiritualité laïque et incarnée
Â
 Voilà que l’amour est à ma porte
Que le temps m’emporte
À la découverte
        de l’amour humain
        de l’amour charnel
Et j’ose le dire
J’ose même l’écrire
 Scandale!
Â
Accourent les médias, m’affublant
D’épithètes contradictoires
Ex-religieuse révoltée
Modèle de franchise
Femme de courage
Une religieuse défroquée
Une Femme libérée
Blessée pour les uns
Avant-gardiste pour les autres.
Â
Parmi les libres-penseurs
Je deviens auteur
Tant d’idées révolutionnaires
Dans ma tête tourbillonnent
Tant de choses a transmettre
Sans mauvaise foi dénoncer
Informer, éduquer, faire évoluer
Beaucoup d’encre coulée
Tribunes nombreuses pour en parler
Â
Mes empreintes
Dans le sable de la dune
Maintenant sont couchées
Dans des livres
Â
Bientôt sur les écrans
À l’histoire de Trois-Rivières
Passerais-je
Toi Trois-Rivières,
Qui m’as mise au monde
Qui m’as permis d’être moi-même
Et vous les Trifluviens
Plus spécialement la société des écrivains
Qui m’avez adoptée et aimée
Impérissables souvenirs
D’amour et d’amitié,
Que dire de plus
Que merci
Du fond du cœur, je vous aime
Au-delà des mots, je vous aime.
Â
Â
















Bulletins (RSS)