Pourquoi ce « silence » ?
Selon un dicton : « Qui dit rien consent »
Je me demande pourquoi les évêques du Québec gardent le silence à la suite des déclarations du Pape Benoit XVI. Pour la papauté, ordonner une femme prêtre (ce que font d’ailleurs des protestants) est un crime au même titre que la pédophilie. Ces déclarations sont aberrantes, insultantes et dégradantes pour les femmes.
Non seulement les évêques devraient s’élever contre ces positions rétrogrades mais, ils devraient se séparer du Vatican et faire en sorte que l’Église québécoise soit indépendante et libre de toute influence extérieure. Sinon, cela serait souhaitable que les femmes se réveillent et quittent ces religions dirigées par des hommes opprimant.
Nous avons aujourd’hui la preuve que les religions ne viennent pas de Dieu mais des hommes misogynes, on peut vivre une spiritualité sans ces institutions cléricales.
Andréa Richard
Trois-Rivières.
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Pourquoi ce « silence » ?
Selon un dicton : « Qui dit rien consent »
Je me demande pourquoi les évêques du Québec gardent le silence à la suite des déclarations du Pape Benoit XVI. Pour la papauté, ordonner une femme prêtre (ce que font d’ailleurs des protestants) est un crime au même titre que la pédophilie. Ces déclarations sont aberrantes, insultantes et dégradantes pour les femmes. Non seulement les évêques devraient s’élever contre ces positions rétrogrades mais, ils devraient se séparer du Vatican et faire en sorte que l’Église québécoise soit indépendante et libre de toute influence extérieure. Sinon, cela serait souhaitable que les femmes se réveillent et quittent ces religions dirigées par des hommes opprimant. Nous avons aujourd’hui la preuve que les religions ne viennent pas de Dieu mais des hommes misogynes, on peut vivre une spiritualité sans ces institutions cléricales.
Andréa Richard,
> Message posté par Jacques A Nadeau <nadeauj77@yahoo.ca> à la suite de l’article « Pourquoi ce “silence” ».
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** Pourquoi ce “silence”   **
> Le Vatican a récemment précisé que la pédophilie et l’ordination de femmes sont des crimes mais … « pas de même nature » selon la loi canonique. La pédophilie dans le clergé serait un crime contre la morale alors que l’ordination de femmes serait un crime contre un sacrement.
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> Dans le cas du crime canonique contre un sacrement qu’est l’ordination de femmes, la sanction est l’excommunication automatique des femmes ordonnées ainsi que des évêques qui les ont ordonné.
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> Dans le cas du crime canonique contre la morale qu’est la pédophilie par des membres du clergé, la sanction peut être l’exclusion de l’état ecclésiastique. Pas question d’excommunication automatique, ni pour les prêtres pédophiles ni pour les évêques qui les auraient couvert.
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> En comparant le degré de sévérité des sanctions canoniques dans l’un et l’autre des cas, il est évident que le Vatican considère l’ordination de femmes comme étant un crime plus grave que la pédophilie.
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> Et puisque dans la vraie vie, celle de la société civile, la pédophilie est un crime considéré comme très grave par le code criminel canadien, et que des évêques ont quand même gardé le silence pendant de longues années alors qu’ils savaient que des crimes contre la loi des hommes étaient commis en leur sein il n’est pas du tout étonnant qu’ils gardent le silence pour un crime exclusivement canonique (l’ordination de femmes) qui n’entraine aucune conséquence dans la société civile.
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> D’autant plus qu’au Québec nos religieux sont confortés par la collaboration complaisante de la population en général qui, à la fois, s’accroche à une image idéalisée de l’Église catholique et qui redoute de se faire ostraciser pour « anticléricalisme ».
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> Jacques A Nadeau
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LA TACTIQUE DE LA PEUR
Les fondamentalistes de toutes les religions emploient la peur pour arriver à faire respecter, voir obéir à leurs doctrines et préceptes. C’est ce que fait le Cardinal Monsieur Ouellette. Il veut nous faire croire que c’est toute la société qui encourage l’avortement, que la banalisation de ce geste est généralisé par ceux qui le font ou l’encouragent, ce qui est faux.  C’est la stratégie de désinformation par l’exagération en clamant que c’est “le culte de la mort”. En principe je ne suis pas pour l’avortement, mais dans le début d’une grossesse on ne peut pas dire qu’on tue un enfant! Monsieur le Cardinal Ouellette va jusqu’à dire que même une femme violée qui avorte commet un crime! il parle pas du violeur! Il semble ignorer le drame psychologique que la personne violée vit. Obliger une fille ou une femme traumatisée par un viol et un violeur a porter l’enfant de ce criminel, pourrait conduire à la destruction de cette personne et même au suicide. Sans considération, essayer de culpabiliser les femmes avortées, c’est inhumain!
Andréa Richard,
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Une commission va tenir des audiences sur le débat qui dure depuis trois ans, celui des accommodements dits raisonnables, en lien avec la (ou les) religion(s).
Le véritable problème réside dans une petite phrase du préambule de la Charte Canadienne des droits et libertés : « Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et Sa primauté en droit. » Voilà qui donne aux religions la priorité dans un pays qui se veut pourtant laïc.
Cette simple petite phrase donne aussi  licence pour accommoder des religions dont les dieux diffèrent de celui des chrétiens et dont les lois sont contraires à nos valeurs. On évoque un ou des dieux que personne n’a jamais vus ni connus et qui, selon les recherches historiques, scientifiques et archéologiques des dernières années, n’auraient même jamais existé. Si ce constat s’avérait véridique (si tant est qu’il soit possible de valider l’existence ou l’inexistence d’un ou de plusieurs dieux), les générations à venir pourraient qualifier d’idiotie ce préambule de notre charte. Il faudrait vraiment supprimer ce préambule, ces quelques mots à la source de conflits majeurs et de divisions au cÅ“ur de la société canadienne.
La loi 94, si elle est appliquée, ne sera qu’un palliatif. Une charte de la laïcité serait plus adéquate, même si elle aussi rencontrera le problème du préambule de la charte.
La société de demain sera laïque ou théocratique – c’est-à -dire religieuse – et dans ce dernier cas, des guerres seront inévitables.
Andréa Richard, membre de l’UNEQ
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On ne peut « mieux » partir du mauvais pied…
On peut lire dans le Nouvelliste du vendredi 7 mai que neuf jeunes Irakiennes « voilées » ont été accueillies à l’école secondaire des Pionniers. Concernant le port du voile, le directeur adjoint de l’établissement, et je le cite, a pris une position de recul en n’exigeant pas qu’elles se soumettent au même règlement que les autres élèves : « Nous, on ne leur a pas demandé de l’enlever même si dans notre code de vie, on dit de ne rien mettre sur la tête. » Il me semble que c’est l’envers de -pionniers- dont on se donne le nom!
Pourquoi accorder un tel privilège aux nouveaux arrivants que nous accueillons généreusement? Est-ce à nous de nous adapter ou à eux? Est-ce vraiment la bonne façon de les aider à s’intégrer? M. le directeur, ignorez-vous les problèmes que soulèvent actuellement le port du voile dans plusieurs pays? Ignorez-vous que, même dans certains pays musulmans, le port du voile est interdit à l’université et dans certains milieux scolaires? En leur permettant d’agir à leur guise dès leur arrivée chez nous, vous prêchez par la négative et les privez d’une opportunité idéale d’intégration tout en leur fournissant celle de faire bande à part. Pourtant, c’est dès le début qu’on devrait leur expliquer nos valeurs et les inviter à respecter, comme les autres élèvent, les règlements. En leur accordant des privilèges sous des prétextes religieux, on les expose à subir les frustrations qui ne manqueront pas de s’ensuivre. Les Québécois ont pourtant été clairs en exprimant leur désaccord avec les accommodements religieux! J’aurais souhaité que Trois-Rivières donne l’exemple… mais c’est le contraire qui se produit! Pourtant une école ou un État se doit d’être neutre et démocratique où hommes et femmes, enfants et adultes, gens de toute couleur et de toute origine sont traités également.
“Rien n’est plus vicieux que ce mélange entre tolérance et vertu, fait social et politique pancanadienne. Le recours aux accommodements raisonnables est une technique détournée d’affirmation de multiculturalisme et du droit d’échapper aux normes communes par la religion.” disait Mme Marie-Andrée Bertrand, Docteure en criminologie, Professeure émérite de l’Université de Montréal et Membre de l’Ordre national du Québec, lors de sa conférence à Trois-Rivières, le 8 mars dernier, journée internationale de la femme.
Je souhaite, pour que la leçon porte, voir un groupe de garçons et de filles se présenter à leurs cours coiffés de casquettes, chapeaux, bérets imprégnés de croix voyantes et autres accoutrements. Oseriez-vous appliquer votre règlement envers eux? Ils devraient pourtant en être exemptés.
On espère des nouveaux arrivants qu’ils apprennent les lois et coutumes et s’y conforment et la grande majorité d’entre eux le font; ne sont-ils pas venus dans l’espoir de trouver ici un pays libre et laïc? Encore faut-il leur offrir les moyens de s’y intégrer.
Lorsqu’on se trouve en position d’autorité, il est indispensable d’étudier les dossiers que l’on doit traiter, s’instruire sur le sujet, s’informer et consulter avant de prendre des décisions qui, à long terme, (en me basant sur ce qui se passe ailleurs) n’auront que des conséquences néfastes.
Andréa Richard auteure de Femme après le cloître et Au-delà de la religion.
6501 Daviau
Trois-Rivières
G9A 6R3
819-379-1712
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Le Cours ECR, cours d’éthique et de culture religieuse est non seulement remis en question, mais on demande de l’abolir. À mon avis, un cours EP, d’éthique et de philosophie pourrait avantageusement remplacer le ECR. Ceci pourrait s’appliquer au primaire, au secondaire et se poursuivre à l’Université.
La pratique de l’Éthique implique des valeurs. Une valeur distingue l’individu en tant qu’être pensant. Dans un monde où l’on constate et déplore la malhonnêteté et la fourberie, l’honnêteté et la droiture deviennent des valeurs appréciées et reconnues. La valeur est aussi ce qui se doit d’être appliquée pour son bien propre, commun et universel, sans quoi le monde ne pourrait se réaliser en santé et en beauté.
L’école publique, devenant école de pensée, pourrait apprendre aux jeunes à réfléchir sur les grands enjeux de la vie, à analyser, à déduire : et ainsi les habituer à développer un mode de pensée plus raisonnée. Pourquoi ne pas organiser avec eux, ainsi qu’avec des parents, des forums, des dialogues, des discussions, sur l’actualité, sur la politique des différents pays, sur l’avenir de la société, etc. Ils se sentiraient plus impliqués et prendraient, à mon avis, davantage intérêt à la planète terre et à tout ce qui « grouille » près d’eux et loin d’eux…La philosophie pourrait être la solution à condition qu’elle évolue et soit plus près de la vie; n’a-t-elle pas pour base un des plus importants éléments de la vie : la réflexion ? Donner l’opportunité de philosopher. L’émergence des philosophes, à notre époque, prouve bien que la modernité prend le pas sur la notion des temps immuables. Reconnaissons que les sociétés traditionnelles ne sentaient pas le besoin de philosophes puisqu’elles ne souhaitaient rien changer de leurs croyances et de leur culture. La démocratie a ouvert de nouvelles avenues, et elle se doit de continuer de le faire.  C’est un besoin urgent que d’établir dans le système scolaire, un nouveau programme remplaçant le cours actuel ECR et ce nouveau programme pourrait être celui dont je donne le nom : EP  Éthique et Philosophie.
Andréa Richard,
p.s. l’approfondissement de cette idée se trouve dans mes livres Au-delà de la religion et l’Essence de la vie.
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Bonjour madame Richard,
Â
Cela fait maintenant une semaine que je vous ai rencontré au Salon du livre. Une semaine aussi, que j’ai acheté votre autobiographie et que vous m’avez tendu cette carte d’affaire. D’ailleurs, cet achat fut spécial. Je voulais absolument repartir du Salon avec un livre, mais après avoir fait le tour de la grande salle, je ne voyais rien qui ne m’intéressait vraiment. Puis, votre nom m’est venu à l’esprit. C’était curieux car dès le début, j’avais l’impression qu’il fallait que j’aille vous voir. Ce que je fis, et avec raison.
J’ai maintenant terminé la lecture de votre livre. Et j’ai beacoup aimé. Votre passé m’a bouleversé et consterné. Mais il faut dire que je suis d’accord sur votre point de vue depuis le début. J’ai 19 ans, et l’institution religieuse me paraît comme un frein à la spiritualité, qui elle, est très personnelle. Ce n’est pas pour rien si la plupart des jeunes de mon âge ont la religion en horreur. Mais vous devez le savoir mieux que moi.
Â
Quoi qu’il en soit, j’ai été heureuse de vous lire. cela me donne envie de vous connaître davantage car je suis convaincue que vous êtes une personne d’une grande qualité.
Â
Merci beaucoup pour cette conscience et cet amour,
Â
Émilie Carpentier
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La prise de position du gouvernement Charest est un premier pas fort apprécié : on ne peut servir ou être servi dans un lieu public le visage caché. On ne pourra donc plus évoquer le prétexte d’une religion qui exigerait cela. J’espérais qu’il nous annonce qu’il n’y aurait plus d’accommodements liés à une religion. Au lieu de cela, il évoque une laïcité ouverte, or une laïcité ce n’est pas ouverte ou fermée, c’est une laïcité point. Une laïcité dite ouverte, c’est un piège pour encore accommoder, est-ce que ce sera du cas par cas ?
La question demeure toujours, le voile avec visage découvert, sera-t-il par exemple, permis pour les élèves à l’école ? Si le voile n’est pas un symbole religieux mais un symbole politique et discriminant pour les femmes qui le portent, pourquoi l’accepter ? Si des garçons décidaient de porter leurs casquettes en classe, est-ce qu’on l’accepterait ? Pourquoi ne pas interdire dès maintenant tous les accommodements religieux, de quoi a-t-on peur ?
Le crucifix à l’assemblée nationale restera accroché. Puisque ce crucifix a été commandé par Duplessis afin de signifier, à l’époque, la suprématie de la religion sur l’état, ce serait juste qu’on l’enlève pour dire le contraire : la laïcité a primauté sur la religion.
Un jeune étudiant en philosophie, Jean-François Veilleux, propose qu’on le remplace par l’emblème de la fleur de lys. Bonne idée : pas enlever, mais remplacer ! C’est moins heurtant pour les susceptibilités. Le crucifix sera toujours respecté, mais on devrait le mettre à sa place, dans un musé, par exemple le musé des religions, à Nicolet.
M.Charest a aussi dans son discours, évoqué “le pluraliste”, or dira Mme Marie-Andrée Bertrand, criminologue bien connue, lors d’une conférence de presse à Trois-Rivières, le 8 mars dernier, en la journée de la femme, “Les pluralistes s’inspirent de la doctrine fédérale du multiculturalisme qui nie la singularité québécoise.”
La tolérance est au menu. Pourtant la tolérance peut devenir « lâcheté » lorsque nous accordons des accommodements qui vont à l’encontre de nos valeurs et de notre dignité, ou au détriment des citoyens et citoyennes québécois et québécoises. On devrait décider si c’est raisonnable ou pas…mais qui va décider ? Quelles seront les critères concrets ? On ne veut pas de signes ostentatoires, mais qui va dire ou décider ce qui est ostentatoire et ce qui ne l’ai pas ?
Avec un groupe de citoyens et citoyennes, j’ai rencontré la semaine dernière Mesdames Pauline Marois, Louise Beaudoin et la députée Noëlla Champagne. Cette rencontre nous confirme que le parti québécois qui prévoit une charte de la laïcité ira plus loin et aura un projet beaucoup plus élaboré et satisfaisant, que celui que nous présente aujourd’hui le 24 mars, M. Charest.
Il nous faut une charte de la laïcité, sans cela le problème découlant des accommodements religieux ainsi que la montée significative de l’Islam, ne sera pas réglé et suscitera encore bien des conflits !
Andréa Richard,
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Le pape Benoît XVI s’excuse pour les crimes des prêtres irlandais pédophiles couverts par leur hiérarchie. Plusieurs évêques mis en cause dans ce scandale retentissant seraient sur le point d’annoncer leur démission. Il paraît inconcevable qu’en 1962 aux États-Unis, un texte de loi canonique émis par le Vatican a imposé “le secret absolu” sur les scandales pédophiles de l’époque. Ce document a été largement cité en 2002 au sujet de nouveaux scandales d’ecclésiastiques coupables de pédophilie. Cette loi canonique imposait une omerta religieuse aux cardinaux, évêques et prêtres au courant de ces actes ignobles. Ce texte canonique de 39 pages, intitulé “Crimen Sollicitationis”, c’est-à -dire “La sollicitation au crime” fut édicté par le pape Paul VI. Il a imposé  aux évêques et aux cardinaux, le secret absolu lorsqu’ils enquêtent sur les cas d’agressions sexuelles commis par les membres du clergé. Ce secret s’imposait à tous, y compris aux victimes, sous peine d’excommunication. ??Un documentaire de la BBC sur les crimes sexuels et le Vatican souligne que l’homme chargé d’appliquer cette nouvelle loi pendant vingt ans n’était nul autre que le Cardinal Joseph Ratzinger, devenu ensuite le pape Benoît XVI. Le Cardinal avait déclaré avoir été contraint de faire partie de la jeunesse nazie pendant la Seconde Guerre mondiale. De fait, en tant que préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi de 1981 à 2005, Il était devenu un adulte libre de penser et d’agir au moment où il devait appliquer cette «Omertà religieuse». C’est lui qui était le plus haut responsable au sein de l’Église pour gérer ces cas de pédophilie et d’abus sexuels imputés à des ecclésiastiques. Aux États-Unis, les avocats représentant des victimes d’actes pédophiles commis par des ecclésiastiques avaient d’ailleurs produit le fameux document Crimen sollicitationis pour dénoncer la loi du secret en vigueur dans l’Église catholique. Interrogé par la BBC, le père Tom Doyle, un expert du droit canon renvoyé du Vatican parce qu’il avait critiqué sa manière de gérer ces cas d’abus sexuels, va dans le même sens : il s’agit, selon lui, d’une politique explicite visant à enlever tout droit de parole aux victimes.
À Londres en 2001, une commission formée par l’Église catholique a fourni un rapport recommandant que soient étroitement surveillés les membres du clergé catholique, afin de protéger les enfants contre les abus sexuels. Ce fléau maintenant dévoilé dans plusieurs pays.
Le documentaire « Quand la vie est un combat », télévisé le 15 novembre 2001, révèle le problème grave du célibat des prêtres responsables, selon eux, du fléau d’abus sexuels de la part des prêtres pédophiles, homosexuels et hétérosexuels. C’est le constat d’une étude effectuée sur plusieurs années, par une équipe formée d’un prêtre, d’un avocat et d’autres professionnels. À tort ou à raison, les autorités de l’Église refusent d’y voir la causalité. Ce fléau doit être très pénible pour les prêtres demeurés intègres. Les nouveaux cardinaux sont, dès qu’ils prononcent leurs vÅ“ux, soumis à un code leur interdisant de divulguer toute vérité pouvant faire scandale ou porter préjudice à l’Église. Cette loi du silence cherche à cacher que plus de 50 % des prêtres ne respectent pas leur engagement au célibat, qu’un réseau interne de l’Église protège les pédophiles et les agresseurs, qu’on a dénombré 120,000 prêtres, défroqués pour se marier, que 15% des prêtres ont des activités homosexuelles, et selon l’Agence France-Presse du 28 février 2004, aux États-Unis, près de 4,400 prêtres ont été reconnus pédophiles depuis 1950, et ont été accusés d’agression sexuelle sur près de 11,000 enfants. Et combien de prêtres ont femme et enfant(s), malgré le rejet systématique de toutes leurs requêtes auprès des autorités. On leur refuse le mariage ou la laïcisation en fermant obstinément les yeux sur la réalité. C’est la préservation du pouvoir qui compte. L’Église est vue comme une structure politique de pouvoir et d’argent. L’Église a jugé. Elle est maintenant jugée.
Ce qui est certain, par contre, c’est que ce n’est qu’au XIIe siècle que l’Église a édicté cette obligation au célibat, d’une part, pour renforcer son emprise sur la vie des prêtres, et d’autre part pour ne plus s’engager financièrement à faire vivre la famille des prêtres mariés. Ces mesures rétrogrades et oppressantes, qui agissent souvent comme des agents provocateurs, n’ont-elles pas causé suffisamment de dégradation et de drames ? Jean XXIII a dit que la discipline de l’Église, sur laquelle elle base son refus au mariage des prêtres, peut être changée dès demain par la signature d’un pape. Nouvelle preuve que la loi de Dieu, si souvent invoquée, n’y est pour rien. N’est-il pas temps pour toute personne humaine d’en référer à sa propre conscience, à la logique, au sens des responsabilités et aux réalités de la vie ? Or récemment le pape Benoît XV1 justifie le célibat des prêtres par une réponse des plus absurdes ! A deux psychologues qui recommandent la levée du Célibat le pape actuel répond : « Le célibat est le signe de la consécration tout entière au Seigneur », mais qui est ce « Seigneur » qui veut ces prêtres tout à lui pour lui, les empêchant d’aimer et d’être aimés ? Serait-ce le Seigneur Dieu d’Abraham, voir le livre de Bernard Lamborelle : Quiproquo Dieu, qui est le véritable Dieu d’Abraham ? (Éditions Editas)
Il m’apparaît honteux que les autorités vaticanes imposent le célibat aux prêtres et aux diacres qu’ils ordonnent. N’est-ce pas léser ces hommes dans leurs droits naturels et humains ? N’est-ce pas les priver de leur liberté fondamentale et légitime : le droit d’aimer et d’être aimé. Selon plusieurs psychologues, tous ces interdits, contre nature - une nature humaine, selon eux, créée par le dieu dont ils usurpent le nom - ne sont certes pas étrangers aux innombrables abus sexuels envers des enfants dont clercs et religieux se rendent coupables.
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À la fois si simple et pourtant compliquée : une solution qui pourrait régler le problème que suscitent les accommodements liés à une religion. Il suffirait d’une volonté ferme de la part de nos dirigeants. Depuis deux mois, avec des personnes du Collectif citoyen pour l’Égalité et la laïcité qui se dévouent pour la cause d’une charte de la laïcité, nous avons visité des députés de la Mauricie, de la Beauce, de Montréal et autres pour présenter notre point de vue sur l’urgence d’une charte de la laïcité, et nous avons fait valoir les raisons justifiant cette demande. Le parti québécois est ouvert et semble en voir la nécessité. Les autres partis semblent patiner, hésitent, voir même ont peur que cela affecte le multiculturalisme et l’orientation donnée par le rapport Bouchard-Taylor. Au provincial il suffirait d’avoir une charte de la laïcité, pour régler -le problème des accommodements religieux-. Nous voulons qu’une charte de la laïcité soit conçue de façon responsable avec des balises claires et nettes sur l’orientation à donner.
Un autre problème est qu’il y a contradiction entre la Charte québécoise et la Constitution canadienne car cette dernière donne la préséance à Dieu et aux religions. Au fédéral, pour régler le problème des accommodements, il suffirait d’enlever le préambule de la Constitution canadienne en lequel il est écrit : « Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et la primauté du droit » ; (et ce Préambule doit servir à interpréter les autres articles de la charte, notamment l’article 2 qui consacre « la liberté de conscience et de religion ».)
J’ai décidé d’aller voir un député libéral, explicitement pour lui demander s’il accepterait de faire quelque chose au fédéral, en vue d’enlever ce préambule qui divise le Québec et le Canada… J’ai choisi Justin Trudeau, député de Papineau, d’une part parce que je pensais qu’étant jeune il serait sans doute ouvert d’esprit….et d’autre part, me disant que son père ne voulait pas ce préambule. En effet, la charte rédigée en juin 1980 ne devait pas avoir de préambule : C’est dans la version d’avril 1981 qu’on l’a ajouté. Pierre Eliott Trudeau ne voulait pas de référence à Dieu dans la Charte. Mais pour que les provinces de l’Ouest, en particulier le Manitoba, signent la charte, et aussi par des pressions relevant des religieux et des Conservateurs, il dut se plier. En 1999, le député Svend Robinson, du Nouveau Parti démocratique, a proposé à la Chambre des communes du Canada que la mention de Dieu soit retirée du préambule, mais il n’eut pas gain de cause.
Quelle ne fut pas ma surprise ! Non seulement on avait l’impression que M. Justin Trudeau ne voulait pas nous écouter parler, (j’avais demandé à Mme Marie-Michelle Poisson, présidente du mouvement laïc québécois de m’accompagner, ainsi que Mme Diane Guilbault, auteure de « Démocratie et égalité des sexes. ») ce fut un non catégorique, nous disant que lui il est croyant, qu’il a besoin de Dieu, que sans les religions on ne peut avoir des valeurs etc…. J’aurais voulu lui dire : « M.Trudeau, cela ne vous empêche nullement de croire en Dieu et de pratiquer votre religion, laïc ne veut pas dire athée, et tous, athées, croyants, agnostiques, nous avons tous des valeurs, notre identité est avant tout d’être citoyen, citoyenne, et ensembles citoyens et citoyennes, bien sûre que nous avons et que nous voulons vivre des valeurs humanitaires et universelles, telle que la paix, le partage, l’amour etc….. La religion n’est pas une valeur, elle est une Institution des hommes. La religion et la spiritualité sont deux choses différentes….. Mais l’heure était là , il se devait d’aller ailleurs… En sortant j’ai osé lui dire : « M.Trudeau, avant de maintenir un non aussi catégorique, je vous demande de vous informer..et consulter… » Il ne serait pas normal qu’un parti doive endosser les convictions religieuses personnelles d’un député. Il a eu la générosité de nous dire que nous pouvons retourner le voir individuellement ou ensemble.
Le problème c’est que la province de Québec a une charte des droits et libertés de la personne en harmonie avec le Code civil. Le Canada a sa charte nommée Charte canadienne de droits et libertés, dont le préambule est que Dieu est l’être suprême. On ne peut alors que respecter les croyances religieuses. Les deux chartes sont en conflit. On peut avoir gain de cause en cour au Québec, mais ensuite la partie adverse va s’adresser au fédéral et pourra gagner sa cause par la charte canadienne qui a priorité sur la charte provinciale : elle abroge la charte québécoise en invoquant toutes sortes de clauses dérogatoires. Alors pourquoi s’obstiner a maintenir ce constat déplorable ? Ne serait-il pas simple d’enlever ce préambule qui divise, est-ce si compliqué ? si oui, pourquoi ? À mon avis, il suffirait de -vouloir- mais….les dirigeants de quelque parti que ce soit, sont-ils prêts a s’unir pour une même cause visant à régler un problème qui de jour en jour va en s’amplifiant parce que contrairement au passé, des nouvelles religions s’ajoutent à celles déjà existantes. On ne peut rester assis sur son passé et maintenir un présent au détriment d’un futur meilleur que l’on veut bâtir.
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